Mohamed Hedi Abdellaoui
14 Septembre 2016•Mise à jour: 15 Septembre 2016
AA/ Niamey/ Kané Illa
Le bilan de la récente attaque de Boko Haram dans la région de Diffa, dans l’est du Niger, s’est élevé à 35 morts, a annoncé, mercredi, le ministère nigérien de la Défense nationale dans un communiqué.
Un bilan précédent avancé par des sources locales faisait état de 5 morts parmi les militaires nigériens et 15 morts dans les rangs de Boko Haram.
«Dans la journée du lundi 12 septembre, aux environs de 10h30, une patrouille des Forces de défense et de sécurité est tombée dans une embuscade tendue par des éléments du groupe terroriste Boko Haram à six kilomètres de la localité de Toumour (65 km au Nord-est de Diffa). Cinq soldats nigériens ont été tués et six autres ont été blessés, tandis que trente éléments de Boko Haram ont été tués et deux autres ont été blessés et capturés. Une importante quantité d’armes et de munitions a été récupérée», a indiqué le communiqué du porte-parole du ministère.
Il a, auparavant, rappelé l’explosion, jeudi 8 septembre, d’une mine dans la même région de Diffa, faisant deux morts et deux blessés parmi les soldats nigériens.
Depuis plus de deux ans la région nigérienne de Diffa, frontalière du nord nigérian est en proie aux attaques répétées du groupe terroriste Boko Haram. Ces attaques se sont surtout intensifiées avec l’engagement du Niger dans la force multinationale constituée par les pays riverains du Bassin du Lac Tchad, en vue de mener une lutte commune contre Boko Haram, jusqu’au niveau de ses bases-arrières dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria.
Les pays riverains du lac Tchad sont le Nigéria, le Cameroun, le Tchad et le Niger.