Aymen Cemli
10 Février 2016•Mise à jour: 12 Février 2016
AA / Tunis / Aymen Jemli
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a mis l’accent, mercredi, sur la nécessité d’éviter l’option militaire en Libye.
Le président du Parlement européen animait, mercredi, une conférence de presse, à Tunis, au terme d’une visite de trois jours en Tunisie.
«S’agissant de la Libye, il faut aller jusqu’au bout dans la diplomatie. Personnellement, je pense qu’il existe toujours une option diplomatique», a-t-il assuré.
Et Schulz de poursuivre : «Avant d’évoquer une intervention militaire, je pense qu’il faut l’éviter et toutes les parties se doivent de se mettre d’accord sur la formation d’un gouvernement d’union nationale».
«Cela relève de l’intérêt aussi bien de la Tunisie que des autres pays de la région», a-t-il encore estimé.
Au cours de son séjour en Tunisie, Martin Schulz a eu des entretiens avec le président tunisien Béji Caid Essebsi, le chef du gouvernement, Habib Essid, et le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, avec qui il a examiné les moyens de renforcer la coopération entre la Tunisie et l’Union européenne.
De nombreux médias avaient évoqué au cours des jours passés l’éventualité d’une intervention militaire imminente de la coalition internationale anti-Daech en Libye.
La Tunisie a exprimé ses «appréhensions» quant à une éventuelle intervention.
Le gouvernement tunisien avait annoncé, hier mardi, sa décision de renforcer sa présence sécuritaire et militaire aux frontières avec la Libye, par crainte de l’extension de la menace de Daech en Libye et en prévision de toute éventuelle intervention militaire étrangère dans ce pays.