15 Août 2026•Mise à jour: 15 Août 2026
Les autorités marocaines ont annoncé, samedi, l'arrestation de 148 migrants irréguliers dans la ville de Fnideq et ses environs, à la suite d'une tentative de traversée massive vers la ville de Ceuta, sous administration espagnole.
Un communiqué de la préfecture de Fnideq, citant un responsable sous couvert d'anonymat, précise que parmi les personnes interpellées figurent 109 migrants originaires de pays africains et deux Marocains.
Le responsable a déclaré que le déploiement massif des forces de sécurité a contribué à empêcher toute traversée collective de migrants irréguliers aux abords de Ceuta et Melilla, assurant que la situation sécuritaire est « normale et sous contrôle ».
Il a ajouté que les opérations de veille informatique se poursuivront pour appréhender les individus impliqués dans l'incitation numérique à la migration collective, parallèlement à la poursuite des opérations sur le terrain visant à empêcher les tentatives de traversée irrégulière et à arrêter leurs organisateurs.
Les autorités ont mobilisé d'importantes ressources humaines et des équipements logistiques pour déjouer ces tentatives de franchissement collectif, a-t-il expliqué, mentionnant notamment l'usage de drones pour la surveillance à distance, de véhicules d'intervention et de camions à canon à eau afin d'éviter tout contact direct avec les migrants.
Plus tôt dans la journée de samedi, les autorités marocaines avaient déjoué une tentative de traversée massive de centaines de migrants irréguliers, pour la plupart originaires d'autes pays africains, depuis la ville de Fnideq vers Ceuta.
Le correspondant Anadolu (AA) a rapporté que les autorités avaient empêché des centaines de personnes de s'approcher du poste-frontière, au milieu d'un important dispositif sécuritaire déployé dans la région.
Cette tentative de traversée intervient ce samedi, date à laquelle le ministère marocain de l'Intérieur avait indiqué avoir repéré des appels d'origine inconnue sur les réseaux sociaux, incitant à des franchissements collectifs illégaux vers Ceuta et Melilla.
Mercredi, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Rachid Khalfi, avait déclaré que le ministère avait observé ces derniers jours « la circulation de publications et de messages d'origine inconnue sur certains réseaux sociaux, incitant à l'organisation de tentatives de traversée collective illégale vers les villes de Sebta et Melilla le 15 août ».
Le ministère a qualifié ces appels de « pratiques comportant des risques sérieux pour la sécurité des personnes, et cherchant à exploiter les questions migratoires dans des actes d'incitation réprimés par la loi ».
Entre le 29 et le 31 juillet dernier, la frontière avec Ceuta avait déjà connu un afflux de dizaines de milliers de Marocains lors de la plus grande vague de traversée irrégulière vers la ville, avant que la plupart d'entre eux ne rebroussent chemin vers Fnideq.
Le 7 août dernier, le Conseil national des droits de l'homme au Maroc a annoncé que le bilan des morts de cette vague migratoire vers Sebta s'était alourdi à 14, tandis que des données espagnoles faisaient état de 80 décès.
Les autorités marocaines avaient alors estimé le nombre de personnes ayant franchi la frontière à environ 40 000, tandis que les autorités espagnoles affirmaient que ce nombre dépassait les 70 000.
Les villes de Ceuta et Melilla, ainsi que les îles Zaffarines et d'autres îlots rocheux en Méditerranée, sont sous administration espagnole, tandis que Rabat les considère comme des « présides marocains occupés ».
Des migrants de divers pays tentent de rejoindre l'Europe de manière irrégulière via le Maroc, en quête d'une vie meilleure face aux crises économiques et aux conflits armés qui frappent leurs pays.
* Traduit de l'arabe