AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Les autorités maliennes ont instauré un couvre-feu de 30 jours dans la région de Koutiala, dans le sud du pays, à la suite d’une dégradation de la situation sécuritaire marquée par des attaques coordonnées, selon une décision officielle.
Le gouverneur de la région, Abdoulaye Cissé, a annoncé, par décision administrative, l’instauration de cette mesure sur l’ensemble du territoire régional pour une période allant du 27 avril au 26 mai 2026, entre 20h00 et 06h00.
Le couvre-feu s’applique à tous les déplacements, à l’exception des forces de défense et de sécurité ainsi que des personnes munies d’une autorisation officielle. Les autorités ont précisé que ces mesures pourraient être levées, prolongées ou adaptées en fonction de l’évolution de la situation.
Cette décision intervient dans un contexte de recrudescence des violences au Mali, après une série d’attaques coordonnées menées le 25 avril par des groupes armés, en lien avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), dirigé par Iyad Ag Ghaly, et des rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA). Les opérations se sont déroulées sur plusieurs fronts, notamment à Bamako, Kati, Mopti, Gao et Kidal. Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené des opérations de riposte.
Selon les autorités, ces affrontements ont fait des victimes civiles et militaires et causé des dégâts matériels, tandis que des opérations se poursuivent pour sécuriser les zones concernées.
Dans ce contexte, les autorités ont renforcé les dispositifs sécuritaires à l’échelle nationale, avec une intensification des patrouilles et des contrôles.
Le couvre-feu constitue une mesure de restriction des déplacements destinée à limiter les risques sécuritaires et à faciliter les opérations des forces de défense et de sécurité dans la région.
Le Mali est confronté depuis plusieurs années à une insécurité persistante liée à l’activité de groupes armés dans différentes régions du pays.
Plusieurs organisations internationales et partenaires étrangers ont condamné ces attaques, appelant à un renforcement de la coopération pour faire face à l’insécurité dans la région du Sahel