Meher Hajbi
22 Août 2020•Mise à jour: 22 Août 2020
AA - Tunis
Les autorités tunisiennes ont salué l’accord de cessez le feu en Libye annoncé par le gouvernement d’entente nationale, reconnu par la Communauté internationale et le Parlement libyen de Tobrouk.
C’est ce qui ressort du communiqué rendu public, samedi, par le ministère tunisien des Affaires étrangères, soulignant que “cet accord ouvre la voie à une solution politique intra-libyenne.
Dans ce contexte, le ministère a rappelé la position de la Tunisie quant au dossier libyen, prônant la stabilité sécuritaire et la souveraineté libyenne.
Vendredi, le gouvernement libyen d’entente nationale a appelé à un cessez-le-feu et a ordonné à l'armée de cesser toutes les opérations de combat.
Un communiqué du gouvernement d’entente nationale, qui siège à Tripoli, a déclaré que le "cessez-le-feu implique la démilitarisation des régions de Syrte et d'al-Jofra dans le cadre d’accords sécuritaires".
Et le communiqué du gouvernement de poursuivre en appelant à la tenue d'élections présidentielles et législatives en mars prochain, "conformément à une base constitutionnelle convenue entre les Libyens".
Le communiqué a également appelé à "la reprise de la production et des exportations dans les champs pétrolifères et les ports, sous réserve que les revenus soient déposés sur un compte spécial de la National Oil Corporation (Compagnie nationale de pétrole) auprès de la Libyan Foreign Bank (relevant de la Banque centrale libyenne)".
Pour sa part, Aguila Saleh, président du parlement libyen de Tobrouk (pro-Khalifa Haftar), a appelé toutes les parties à un cessez-le-feu immédiat.
Saleh a déclaré, dans un communiqué, que "l'accord de trêve ferait de Syrte le siège temporaire du Conseil présidentiel, dont la sécurité sera assurée par des forces de police conjointes issues de diverses régions du pays".
"Afin de préserver les ressources du peuple libyen, la production et l'exportation de pétrole reprendront et les revenus seront déposés sur un compte spécial de la Libyan Foreign Bank, et ils ne pourront être utilisés qu'après la conclusion d'un accord politique", ajoute le communiqué d'Aguila Saleh
Cela intervient deux mois après que les deux parties aient mobilisé leurs forces autour des gouvernorats de Syrte (nord) et d'Al-Jofra (centre), alors que les États-Unis et l'Allemagne appelaient à en faire une zone démilitarisée et à rouvrir les champs pétrolifères et les ports.