Ahmed Mohammed Abdalla
16 Février 2016•Mise à jour: 17 Février 2016
AA/ Addis-Abeba/ Ahmed Abdalla
Le directeur du Département de l’Irrigation au sein du ministère éthiopien des Eaux et de l’électricité, Tchoumi Atnavo, a affirmé, mardi, que "les sociétés françaises de consulting vont entamer leurs études sur le barrage de la Renaissance, d’ici dix jours, après l'approbation des trois pays (l’Egypte, l'Ethiopie et le Soudan), au cours d'une réunion à Addis-Abeba. "
Le responsable, dont les propos ont été cités par l’agence de presse éthiopienne, a indiqué que «les trois pays ont discuté des projets de contrat soumis par des cabinets de conseil et des offres de prix proposées par les deux sociétés françaises».
Il a indiqué que les deux entreprises françaises avaient exigé le montant de 4,5 millions d'euros, pour effectuer l’étude du projet du barrage de la Renaissance, soulignant que les gouvernements égyptien, soudanais, et éthiopien ont convenu de payer chacun la somme de 1,5 million d'euros.
Le responsable éthiopien a affirmé que les trois pays ont convenu d’améliorer la proposition formulée par les sociétés de consulting, et de l’approuver prochainement à Addis-Abeba, sans mentionner de date précise.
Il était prévu que l'Egypte, l'Ethiopie et le Soudan signent un contrat avec les deux cabinets de consultants, pour une étude sur le barrage de la Renaissance, entre le 8 et le 11 février courant, à Khartoum. Mais la signature a été reportée pour une autre réunion dans la capitale éthiopienne et dont la date n’a pas été fixée.
Le barrage de la Renaissance, édifié par l’Ethiopie sur le Nil (Nil bleu), suscite les craintes de l’Egypte quant à la diminution de sa part annuelle des eaux du fleuve (55.5 milliards de m3). La partie éthiopienne affirme que le barrage lui sera d’une grande utilité, notamment en matière de production d’énergie, et qu’il ne causera aucun préjudice à l’Egypte ni au Soudan.