Behram Abdelmunim Mohamed Mustafa,Hafawa Rebhi
25 Février 2019•Mise à jour: 26 Février 2019
AA / Khartoum
Le Service du renseignement et de la sécurité du Soudan a démenti lundi la présence sur le territoire soudanais d’éléments de l'opposition égyptienne, susceptibles de menacer la sécurité de l’Égypte.
C’est ce qu’a affirmé Mohamed Hamed Tbeidi, directeur du Département de la presse et de l'information du Service du renseignement et de la sécurité, lors d'un séminaire sur les relations soudano-égyptiennes organisé à Khartoum par le Centre international d'études africaines (indépendant).
"Les autorités soudanaises traitent fermement toute information liée aux menaces pesant sur la sécurité égyptienne", a déclaré le responsable soudanais, cité par l'agence de presse officielle soudanaise.
"Tout problème soulevé dans les médias est traité sérieusement", a-t-il insisté, soulignant la "grande volonté politique des deux côtés pour résoudre les problèmes qui les opposent".
Prenant la parole au même séminaire, Ahmed Adly, Consul général d'Egypte à Khartoum, a déclaré que "son pays voulait l'unité, la sécurité et la stabilité du Soudan".
A cet effet, le diplomate égyptien a appelé les médias égyptiens et soudanais à assumer leur rôle dans la sensibilisation à l'importance des relations stratégiques entre Khartoum et Le Caire.
Les médias égyptiens accusent Khartoum d'héberger des membres des Frères Musulmans. Ceux-ci sont qualifiés de "terroristes" par Le Caire depuis décembre 2013, malgré l’insistance du groupe sur son approche pacifique.
Ces accusations sont niées par Khartoum, qui, de son côté, accuse l’Égypte de soutenir les mouvements rebelles au Soudan.
Depuis le début des manifestations, le 19 décembre, au Soudan, l’Égypte a déclaré son soutien total au gouvernement soudanais, laissant de côté les controverses, notamment celles liées aux différends frontaliers.