Nadia Al Chahed
06 Juin 2016•Mise à jour: 06 Juin 2016
AA/Anatananarivo/Sandra Rabearisoa
Le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, a écarté toute éventualité de démission ou de la tenue d’élections anticipées.
"Cela (démission et élections anticipées-Ndlr) n’apportera pas de stabilité mais au contraire risque de faire fuir les bailleurs de fonds", a affirmé Hery Rajaonarimampianina, samedi, lors d'un déplacement à Manakara, un district du Sud-est du pays, où il a procédé à l’inauguration de plusieurs bâtiments administratifs, a rapporté le correspondant de Anadolu.
Cette déclaration du chef d'Etat malgache se présente comme une réponse à ses détracteurs, estiment des observateurs.
Le président malgache est depuis plus d'une année la cible de critiques de l'opposition, dont les leaders ont clairement demandé sa démission, évoquant comme principal motif "la mauvaise gouvernance et l’absence de résultats".
Parmi ces opposants,figurent Hajo Andrianainarivelo du parti « Malagasy miara – miainga », qui fût l'un des concurrents de Hery Rajaonarimampianina lors du premier tour de l’élection présidentielle en 2013.
"Le régime ne parvient pas à concrétiser les changements qui doivent se faire dans le pays et opte pour des intimidations contre les personnes qui ont des opinions politiques différentes. Nous estimons que la tenue d’élection présidentielle anticipée est la seule solution", avait-il déclaré la semaine écoulée à la presse.
Lalatiana Rakotondrazafy, présidente du parti Freedom (opposition) avait elle aussi tenu des propos similaires, estimant, toutefois, qu'il était "impossible de tenir une élection présidentielle anticipée sans la vacance de poste du président de la République".
"Une vacance du poste qui n'interviendra qu'après la démission ou la déchéance du président. Sachant qu'il ne démissionnera jamais, il reste la solution de la déchéance", avait elle déclaré aux médias,
Le Premier ministre malgache, Jean Ravelonarivo, avait été amené par la Présidence de la République à présenter sa démission ainsi que celle de son gouvernement, au début du mois d'avril dernier.
Une décision qui n'a nullement servi à atténuer les critiques envers le chef d'Etat, jugent les observateurs.