Nadia Chahed
02 Mai 2017•Mise à jour: 03 Mai 2017
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a appelé les fonctionnaires à observer une trêve sociale jusqu'à la fin du mois de juillet pour permettre au gouvernement de travailler sereinement à la résolution de leurs problèmes.
Ouattara s’exprimait dans un discours prononcé, lundi, devant les centrales syndicales à l'occasion de la fête du Travail.
«J’approuve totalement l’appel du Gouvernement à une trêve sociale qui devra être conclue d’ici la fin du mois de juillet. Elle doit nous permettre de travailler sereinement à la résolution des problèmes identifiés », a déclaré Ouattara.
«Cette trêve sociale n’est en rien un renoncement ou un signe de faiblesse pour le gouvernement ou les partenaires sociaux. Elle est l’expression d’une prise de conscience de notre responsabilité individuelle et collective à préserver l’essentiel, c’est-à-dire la Côte d’Ivoire et le bien-être des Ivoiriens», a t-il précisé.
Il a, en outre, rappelé que les troubles du premier trimestre de l’année ont "fortement fragilisé le climat de paix que nous avons bâti".
Exhortant les centrales syndicales à poursuivre les négociations avec le Gouvernement, Ouattara a souligné : "Nous devons continuer de privilégier le dialogue pour résoudre les problèmes en suspens".
Fin mars 2017, la Coordination des Syndicats de la Fonction publique (COSYFOP) ont entrepris de déposer un préavis de grève, après une assemblée générale. ces revendications tiennent au paiement intégral du stock des arriérés de salaires.
Cette grève annoncée devait être effective depuis le 11 avril prochain, mais elle a été repoussée à plusieurs reprises suite à des pourparlers avec le gouvernement.
En janvier dernier, les fonctionnaires avaient observé une grève de trois semaines pour réclamer des arriérés de salaires et des augmentations salariales. Ils dénonçaient, d'un autre côté, une réforme du régime des retraites qui fait passer les cotisations de 6% à 8,33% du salaire, alors que les pensions subissent une baisse entre 30% et 50%.
Les syndicats avaient suspendu leur mouvement après des accords, mais depuis la fin du mouvement, les négociations restent bloquées sur le paiement du stock de leurs arriérés de salaires et primes, estimés selon les syndicats à 415 millions USD.