Malek Jomni
08 Décembre 2020•Mise à jour: 08 Décembre 2020
AA/ Tunis
La Tunisie se prépare à accueillir la 31ème édition des Journées cinématographiques de Carthage qui aura lieu en ce mois de décembre, avec la participation de plus de 120 films locaux et étrangers.
La direction du festival a annoncé, mardi lors d'une conférence de presse tenue à la Cité de la Culture dans la capitale Tunis, le programme de la session, qui se tiendra du 18 au 23 décembre.
"L'homme qui a vendu sa peau" de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania et "200 mètres" du réalisateur palestinien Ameen Nayfeh ainsi que 34 longs métrages, 35 courts métrages, 14 films récompensés, 20 cinémas scolaires et 7 films de nostalgie et autres, seront au menu des JCC.
Le festival des JCC s'est, toutefois, passé de la compétition officielle en raison de l'absence de nouveaux films internationaux.
"Le rendez-vous cinématographique est l'occasion de défendre le droit à la culture et la poursuite des activités culturelles en dépit de la situation sanitaire due à la pandémie du coronavirus", a déclaré le directeur général des JCC, Ridha el-Behi.
Et el-Behi d'ajouter: "La direction du festival prendra en compte les conditions sanitaires pour l'amour de culture et pour la citoyenneté".
Il a souligné que le festival a été décalé de six semaines, expliquant que l'organisation d'une session dans les circonstances actuelles a été motivée par l'amour de la vie et non par l'inconscience.
Poursuivant: "Nous allons défier la pandémie grâce à notre amour de la vie", tout en faisant savoir que les salles répondront aux mesures sanitaires déjà établies.
Six courts métrages, inspirés des longs films tunisiens qui avaient laissé une empreinte entre 1966 à 2019, ont été prévus pour l'inauguration, selon le directeur du festival.
Ces films sont : "Le septième" de Alaeddine Abu Taleb, "Le temps qui passe" de Sonia chemkhi, "Le mandat" de Heifel Ben Youssef, "Noire 2" de Habib Mestiri, "The barber house" de Tarek Khalladi et "Sur les traces de Saida" de Faouzi Chelbi.
La direction du festival a également décidé d'honorer les Tunisiens Abdellatif Ben Ammar et Salma Bakkar, l'Egyptien Abdelaziz Makhyoun et le Mauritanien Med Hondo.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni