Mona Saanouni
03 Octobre 2017•Mise à jour: 03 Octobre 2017
AA/Tunis/Karim al-Bouali
La Conseillère fédérale en Suisse, Simonetta Sommaruga, a annoncé, mardi, à Tunis, «l’ouverture d’un centre de coordination sécuritaire en Tunisie, pour renforcer la coopération bilatérale dans le domaine sécuritaire, en matière de contrôle frontalier et d'immigration clandestine ».
C’est ce qui ressort de la conférence de presse tenue par la Conseillère, dans la capitale Tunis, en marge de sa visite de deux jours.
Sommaruga a s'est entretenue, lors de la visite, avec le ministre tunisien de l’Intérieur, Lotfi Brahem, le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui, le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, et le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Kourchid.
«J’ai discuté avec les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères concernant la coopération sécuritaire, et nous avons convenu d’ouvrir un centre de coordination sécuritaire», a déclaré Sommaruga à Anadolu.
«Nous avons un Conseiller sécuritaire en Tunisie depuis le mois d'avril dernier dans le cadre de nos intérêts communs dans le domaine de la protection sécuritaire bilatérale», a-t-elle ajouté.
La Conseillère suisse a souligné : «Nous avons une coopération et un dialogue mutuel avec la Tunisie depuis 5 ans, nous avons tenu des réunions sur le contrôle frontalier, parce que la Tunisie constitue un point de passage et une source de migrants clandestins, dont la Suisse en a accueilli certains ».
Elle a noté que l’immigration clandestine à partir de la Méditerranée «a été suspendue a peu près depuis l’été dernier, mais les problèmes ne sont pas résolus. La Suisse aspire à coordonner entre l’Europe et les pays du Maghreb arabe afin d’instaurer la paix en Libye également».
Le taux d’immigration clandestine via la Tunisie s'est accru, depuis la Révolution de 2011, profitant ainsi des manquements d'ordre sécuritaire à cette époque. Cependant, ce taux a baissé grâce aux pressions exercées par les autorités sur les passeurs illégaux.
Plus tôt dans la journée du mardi, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a annoncé l’approbation par le gouvernement suisse d’un projet stratégique sur la coopération bilatérale, d’une valeur de 100 millions de francs suisses. (254 millions de dinars tunisiens).
Le projet comprend les domaines de la démocratie, de la transparence, des Droits de l’Homme, ainsi que le soutien à l’effort économique et au développement, en plus de l’immigration et de la réglementation de la migration organisée, de la Jeunesse, et d’autres domaines.