20 Août 2020•Mise à jour: 23 Août 2020
AA / France / Fawzia Azzouz
La France maintient l’opération Barkhane au Mali en dépit de la situation confuse sur place après le coup d’Etat opéré mardi par des militaires, a annoncé jeudi la ministre des armées Florence Parly sur les réseaux sociaux.
Elle précise que la poursuite du déploiement militaire français est « autorisée par le conseil de sécurité de l’ONU ».
Paris a, donc, pris la décision de ne pas retirer ses troupes engagées au Mali au sein de l’opération Barkhane alors même que la situation sur place demeure incertaine.
« Les militaires français en lien avec les partenaires européens et sahéliens, continuent d'assurer leur mission avec professionnalisme, au bénéfice de la sécurité de tous », a écrit Florence Parly sur Twitter.
Elle réagissait à une publication, faite la veille par le président Emmanuel Macron et qui assurait que « la France et ses partenaires sont engagés au Mali et dans la région pour la sécurité des populations sahéliennes et à la demande des États sahéliens », se référant au sommet de Pau du 13 janvier 2020.
Cette déclaration intervient deux jours après le coup d’Etat qui a conduit à la démission forcée du président Ibrahim Boubacar Keita dans la nuit de mardi à mercredi.
Pour autant, le président malien est toujours entre les mains des instigateurs de la mutinerie, de même que son premier ministre Boubou Cissé et d’autres membres de leur gouvernement.
Pour rappel, l’opération Barkhane mobilise 5.100 militaires soldats français au Sahel et plus d’une quarantaine à déjà perdu la vie depuis 2014.