Aksil Ouali
06 Février 2025•Mise à jour: 08 Février 2025
AA/Alger/Aksil Ouali
L'Algérie a exprimé, ce jeudi, son « rejet catégorique de tous les plans en circulation » visant à vider la bande de Gaza en déplaçant sa population. « L’Algérie exprime son rejet catégorique des plans qui circulent visant à déplacer et à vider Gaza de sa population d’origine, dans le cadre d’un plan plus large visant à frapper au cœur le projet national palestinien », a affirmé le ministère algérien des affaires étrangères dans un communiqué rendu public, en faisant notamment allusion au projet du président américain, Donald Trump.
Ce faisant, la diplomatie algérienne a fait part de ses espoirs que « les efforts du groupe de médiation se poursuivent avec un large soutien international », afin d'assurer la consolidation de l’accord de cessez-le-feu à Gaza et « assurer le suivi de sa mise en œuvre dans tous ses contenus et dans toutes ses dimensions ».
Pour l’Algérie, lit-on dans le communiqué, la réalisation d’une paix durable au Moyen-Orient reste « entièrement tributaire de la concrétisation des droits du peuple palestinien » et de l’établissement de son « État indépendant et souverain conformément à la formule à deux États convenue au niveau international comme solution juste, durable et définitive au conflit israélo-arabe ».
L’Algérie, a ajouté la même source, souligne « l’inéluctabilité de l’unification des territoires palestiniens de Gaza jusqu’à la Cisjordanie et Al Qods occupée, dans le cadre de l’incarnation du projet national palestinien ». « Les tentatives visant à obscurcir, fragmenter ou liquider les éléments du projet national palestinien n’auront pour résultat que de prolonger le conflit, d’aggraver les souffrances du peuple palestinien et d’exacerber l’état d’insécurité et d’instabilité dans l’ensemble de la région », a mis en garde le communiqué.
Pour rappel, le président américain a demandé publiquement à l’Égypte et à la Jordanie d’accueillir les quelque 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza, presque entièrement détruite par 15 mois d’agression israélienne. Ces deux pays ont rejeté la proposition de Donald Trump.