Ekip
05 Avril 2024•Mise à jour: 06 Avril 2024
AA/Tunis/Nadia Chahed
Une quarantaine de partis politiques gabonais ont dénoncé, jeudi, "l’accaparement de tous les rôles par le comité d’organisation du dialogue national", ont rapporté vendredi des médias africains et français.
Les représentants de ces partis ont, en outre regretté, lors d'une conférence de presse, l’affectation de force de leurs représentants au dialogue dans des commissions dont ils n’ont pas forcément la compétence, précise RFI.
Les débats au dialogue national inclusif, ouvert mardi, n’ont toujours pas démarré, a indiqué le média français ajoutant que les présidents des commissions et sous-commissions ont été nommés, jeudi, par décret présidentiel.
Le même décret affecte tous les commissaires dans une commission, selon la même source.
Argendieu Kombila, président du comité de veille de la coalition pour un véritable dialogue inclusif regroupant les partis en question a déclaré à RFI « Il s’agit là d’une manœuvre habile, visant à isoler les membres issus des partis politiques, dans la mesure où, lorsque vous regardez par exemple la commission politique, qui est chargée quand même de la réforme des institutions, les partis politiques se plaignent de ne pas être représentés dans cette commission et ventilés dans des commissions dont beaucoup n’ont pas la compétence. »
Répondant à la question si les représentants de la coalition au dialogue national inclusif "subissent un diktat", il a affirmé "oui, tout est imposé. Nous n’avons jamais assisté à un dialogue où les participants sont désignés d’office par le comité d’organisation. C’est quand même assez inédit en république gabonaise".