Lassaad Ben Ahmed
26 Février 2020•Mise à jour: 27 Février 2020
AA / Tunis
Le président du Burkina Faso et président en exercice de la force G5 Sahel, Roch Marc Christian Kaboré, a passé le témoin à son homologue mauritanien, Mohamed O. Cheikh Ghazouani, au terme du sixième sommet ordinaire du G5 Sahel, tenu le mardi 25 février à Nouakchott.
L’information a été révélée dans la déclaration finale émise, dans la nuit de mardi à mercredi, par le secrétariat général du G5 Sahel et consultée par Anadolu.
Le président Ghazouani présidera, ainsi, l’organisation, pendant une année, jusqu’à février 2021.
Dans leur déclaration qui comprend 30 points, les chefs d’Etat du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad ont fermement condamné « les récentes attaques visant les forces de défense et de sécurité, les populations civiles, les infrastructures socio-économiques et les lieux de culte ».
Ils ont affirmé leur attachement à la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans l’espace du G5 Sahel.
Dans le sixième point de leur déclaration, « les chefs d’Etat prennent note de la déclaration de Nouakchott émanant des imams, Oulémas et leaders religieux musulmans représentant toute l’Afrique et qui insiste sur l’importance de distinguer entre, d’une part, le terrorisme et la violence aveugle prônés par les groupes armés et, d’autre part, le message de l’islam ».
Ils ont entériné l’appel à « réhabiliter la pensée de tolérance religieuse et de la coexistence pacifique entre les individus et les peuples en s’inspirant des idéaux humains universels et des valeurs de notre continent ».
En ce qui concerne le volet développement et mise en œuvre du Programme d’investissement prioritaire (PIP), les chefs d’Etat « se sont félicités de la fructueuse collaboration entre le G5 Sahel et l’ensemble de ses partenaires ». Toutefois, tout en prenant note des efforts fournis, ils ont relevé que « le niveau de mise en œuvre reste à améliorer ».
Les chefs d’Etat ont également pris des décisions en ce qui concerne le fonctionnement du secrétariat permanent du G5 Sahel. Il s’agit notamment du changement du nom du secrétariat permanent en « Secrétariat exécutif » et la limitation du mandat su secrétaire exécutif à trois ans, renouvelable une fois.
Les chefs d’Etat ont, par ailleurs, réitéré leur appel au Conseil de sécurité des Nations Unies de placer la force conjointe du G5 Sahel sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies et de la doter d’un financement pérenne.
Pour rappel, le G5 Sahel est une organisation créée en 2014 par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad couvrant une superficie de 5 millions de kilomètres carrés où vivent près de 80 millions d’habitants. Son mandat porte sur les domaines de la sécurité et du développement.
Le Produit Intérieur Brut (PIB) cumulé des États membres est proche de 53 milliards de dollars (CNUCED, 2018).
Etaient présents lors de ce sommet, les cinq chefs d’Etat de l’organisation, à savoir, Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Ibrahim Boubacar Keita (Mali), Mohamed O. Cheikh Ghazouani (Mauritanie), Mouhamedou Issoufou (Niger), et Idriss Déby (Tchad).
Plusieurs personnalités ont été invitées à ce sommet.