Nadia Chahed
23 Juillet 2017•Mise à jour: 23 Juillet 2017
AA/Desk
Des opérations militaires pour lutter contre les attaques des bandes armées et des terroristes à la frontière du Mali avec les pays de la sous région se poursuivent, ont rapporté, dimanche, des médias maliens.
Les forces françaises de l'opération Barkhane avec l'armée nigérienne et malienne ont mené du 6 au 13 juillet 2017 des opérations militaires transfrontalières entre le Niger et le Mali, rapporte le site local Bamako.com.
Se référant à un communiqué de Barkhane, le site rapporte que la mission a enregistré « des succès ». Pour autant, si l’opération a permis « d'éloigner plusieurs bandits et terroristes », l'insécurité règne toujours dans la région.
Il s'agit, selon la même source, "d'opérations transfrontalières de grande ampleur, menées entre les deux pays".
Baptisée « Soudoubaba », « Notre pays » en langue peulh, l'opération a rassemblé un millier de soldats français, nigériens et maliens avec 200 véhicules mis à disposition, rapporte le site.
Les hommes étaient sur le terrain, entre les communes transfrontalières du Niger et du Mali pendant dix jours. Des patrouilles effectuées par les trois entités ont eu lieu du 06 au 13 juillet 2017, précise Barkhane dans le communiqué, ajoutant que l'opération a permis de mettre hors d'état de nuire plusieurs bandits et terroristes se trouvant dans la zone.
Ces opérations de sécurisation interviennent après d’autres menées notamment à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso.
Alors que l’opération « Soudoubaba » a pris fin le 13 juillet dernier, une autre appelée « Dango » est en cours et est menée par l’armée nigérienne, note encore le média malien.
Ces opérations militaires de sécurisation des frontières entre les deux pays a provoqué un ralentissement du trafic routier, rapporte la même source, précisant que "très peu de véhicules circulent entre le Mali et le Niger, durant la dernière période". Fait qui a poussé certains à parler de « fermeture des frontières ». Mais les autorités nigériennes démentent cette information, et insistent sur la collaboration des populations avec les services de sécurité, conclut le site.