Hajer Cherni
29 Novembre 2023•Mise à jour: 01 Décembre 2023
AA / Tunis / Hajer Cherni
Des centaines de personnes ont manifesté, mercredi, dans la capitale Tunis en soutien à la résistance en Palestine à l'occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, qui correspondant au 29 novembre de chaque année. Cette année, les célébrations ont été marquées par des événements tragiques étant donné que l'armée israélienne poursuit ses frappes sur la Bande de Gaza, depuis le 7 octobre.
La manifestation a été organisée par le Comité national de soutien à la résistance en Palestine, qui est une coalition de partis et d'associations, réunissant notamment plusieurs composantes de la société civile et de figures emblématiques de la scène politique tunisienne ainsi que du Syndicat national des journalistes (SNJT).
En colère, les manifestants, des jeunes, des moins jeunes, des femmes et même des enfants ont, participé à la marche qui avait comme point de départ l'Avenue Mohamed 5 en direction le théâtre municipal de Tunis, où ils ont brandi des drapeaux palestiniens et tunisiens, et scandé des slogans de soutien à Gaza et à la cause palestinienne, dénonçant l'injustice que vit le peuple palestinien depuis plus de 75 ans.
"Résistance, résistance, pas de réconciliation, pas de compromis", "Gaza, est libre, la Palestine est arabe" et "Le peuple veut criminaliser la normalisation", ont scandé les protestataires.
Les manifestants ont, également, entonné des chansons engagées en hommage à la résistance et au porte-parole des Brigades al-Qassam, Abou Ubaida, lors d'un concert qui a animé l'Avenue Habib Bourguiba.
Safa, prof universitaire, a déclaré à Anadolu, que "la cause palestinienne occupe les esprits de tous les Tunisiens, fustigeant la position de l’Occident et des Etats-Unis envers la cause Palestine".
"La position de la communauté internationale est clairement favorable à Israël. Les Palestiniens vivent une véritable injustice. Ce peuple a été exproprié de ses terres et déplacé dans des camps de réfugiés", s'est-elle indignée.
Et d'ajouter, "les Palestiniens ont le droit à établir un État indépendant et souverain".
De son côté, Anis, un trentenaire, a rappelé "les liens soudées entre la Tunisie et la Palestine", soulignant qu'il est "insensé de choisir la neutralité dans cette guerre dévastatrice". Il a, également, noté que "les Gazaouis ont plus que jamais besoin du soutien du monde arabe mais aussi de la communauté international en raison des frappes incessantes et intenses".
"En effet, la réponse d'Israël est disproportionnée. Le bilan des victimes, l'est également. Le peuple palestinien est face à une machine de guerre équipée d’armes destructrices", a-t-il regretté.
Un dispositif de sécurité a été mis en place pour sécuriser le périmètre de l'ambassade de France, et des membres de la police anti-émeute ont été déployés pour empêcher les manifestants de s’approcher du bâtiment diplomatique.
Rappelons que des centaines de manifestants se sont, à maintes reprises, rassemblés devant la représentation diplomatique française, située sur l’avenue Habib Bourguiba, une des artères principales de la capitale Tunis pour exiger le départ de l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen. Les manifestants ont accusé Paris de complicité dans ''l'agression israélienne'' sur la Bande de Gaza.
Depuis plus d’un mois, Israël continue de pilonner Gaza, coupant l'approvisionnement de la bande en eau, en électricité, en nourriture et en médicaments, ce qui a déclenché des avertissements régionaux et internationaux d'une double catastrophe humanitaire, parallèlement aux raids intensifs israéliens et aux arrestations dans les villes et localités de Cisjordanie occupée.