Lassaad Ben Ahmed
30 Décembre 2019•Mise à jour: 31 Décembre 2019
AA / Peter Kum
L’ancien chef de l'État centrafricain de transition, Michel Djotodia envisage de rentrer à Bangui dans les prochains jours, selon des membres de sa famille et la presse locale centrafricaine.
« Mon neveu Djotodia est en négociations avec le président Faustin Archange Touadera pour son retour à Bangui après la fête de nouvel an. Son arrivée pourrait être plus tôt, mais, avec les troubles du quartier PK5 de Bangui, nous préférons qu’il arrive en janvier prochain », a témoigné à Anadolu (par téléphone) Arnaud Djoubaye Abazene, l’oncle de Michel Djotodia.
L’information a été également relayée par le journal centrafricain "CNC" qui cite une correspondance adressée au chef de l’État Faustin Archange Toudera en date du 28 décembre 2019, précisant que « l’ancien chef de l’État de transition, Michel Am-Nondokro Djotodia, en exil au Bénin, a annoncé son retour imminent au pays ».
Selon la même source, le retour au pays de l’ancien président de transition de la Centrafrique est motivé par plusieurs raisons.
« Les derniers développements, notamment l’amélioration de la situation sécuritaire, l’élaboration et la transmission au parlement du projet de loi, relatif au statut des anciens chefs d’État, l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi sur les fêtes nationales, et l’élaboration du projet de loi sur la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, sont autant de réalisations positives dans le cadre de la mise en œuvre de l’APPR-RCA », justifie Djotodia dans sa correspondance, adressée au président centrafricain le 28 décembre.
« Fort des résultats qualitatifs sus mentionnés et dans le souci permanent d’apporter ma modeste contribution à cet élan de paix, vivement souhaité par le peuple centrafricain, pour fermer à jamais les pages sombres de l’histoire de notre cher et beau pays, j’ai le plaisir de vous annoncer mon retour imminent à Bangui », à une date qui sera communiquée ultérieurement selon Djotodia.
Michel Djotodia, chef de la coalition à majorité musulmane, qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 en renversant le président François Bozizé, avait été élu président de la République lors de la première session du Conseil national de transition (CNT), formé par toutes les composantes politiques du pays.
Moins d'un an après son accès à la magistrature suprême de la République centrafricaine, Michel Djotodia, ainsi que le premier ministre Nicolas Tiangaye, avaient annoncé leur démission en janvier 2014, suite à des pressions des leaders de la Communauté économique des États d'Afrique Centrale (Cemac).
Il s'est exilé à Cotonou où il possède une résidence.
Dans un tweet en 2015, Djotodia avait annoncé que son « retour se fera », et ce, « par des moyens pacifiques, au moment opportun, en accord avec la communauté internationale ».