Lassaad Ben Ahmed
06 Avril 2021•Mise à jour: 06 Avril 2021
AA / Peter Kum
L'un des plus puissants groupes armés de la Centrafrique s'est engagé à quitter la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), un mouvement rebelle créé en décembre dernier juste à la veille des élections présidentielle et législatives.
« Le Général d'armée Ali Darassa Mahamat et ses officiers s'engagent à se retirer de la Coalition des patriotes pour le changement », a écrit, lundi, Ali Darassa, chef dudit groupe, dans un communiqué rédigé à la main et dont une copie est parvenue à l'Agence Anadolu.
Le chef rebelle a souligné que « depuis le début de la crise électorale, la population souffre amèrement de l'insécurité, de la situation sanitaire, de la famine et de la non-assistance humanitaire ».
Dans son communiqué, l'UPC a réitéré son engagement dans le processus de l'accord de paix de Khartoum, un engagement signé en février 2019 entre le gouvernement et 14 groupes armés, dont l'UPC.
Décembre dernier, l’UPC avait intégré la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), un mouvement armé centrafricain créé le 17 décembre 2020 par la fusion de six groupes armés.
À cinq jours des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020, des rebelles de l'Unité pour la paix en Centrafrique, s’étaient emparés de Bambari, quatrième plus grande ville du pays.
Les rebelles de l’UPC avaient pillé le commissariat, la gendarmerie et les maisons des particuliers à Bambari selon Abel Matchipata, maire de Bambari.
Avant de rejoindre la CPC en décembre dernier, le chef de l'UPC, Ali Darassa, avait été reçu le 25 juillet 2020 par le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada, à Bangui.
Au cours de cette rencontre qui avait mobilisé les garants de l’accord de paix du 6 février 2019, le leader de l'UPC s’était montré favorable, entre autres, au retour de l’autorité de l’Etat et au déploiement des agents recenseurs dans les zones qu'il contrôle.