Nadia Chahed
21 Janvier 2021•Mise à jour: 21 Janvier 2021
AA/Peter Kum
Le gouvernement centrafricain a exprimé mercredi son souhait de voir l'embargo sur les armes imposé sur le pays depuis 2013 levé.
Ce souhait a été exprimé dans un communiqué officiel publié mercredi à la veille d'une réunion jeudi du Conseil de sécurité qui sera consacré au dossier centrafricain.
Selon la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Temon, ce plaidoyer est fait « au regard de la situation qui prévaut sur le terrain et du déséquilibre causé par cet embargo ».
Les autorités centrafricaines estiment, en effet, que cet embargo concède une « faveur » inestimable « aux rebelles et mercenaires au détriment des autorités légitimes » en Centrafrique.
Le gouvernement centrafricain annonce, dans le même communiqué, son soutien au Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Ndiaye Mankeur, « face aux allégations et accusations » portées à son encontre par la coalition de l’opposition démocratique 2020 (COD-2020).
Le 17 janvier, la COD-2020 avait adressé une correspondance au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, pour solliciter l’envoi d’une commission d’enquête sur le rôle joué par M. Ndiaye en RCA « tout au long du processus électoral ayant abouti au double scrutin du 27 décembre 2020 ».
Le gouvernement centrafricain estime, pour sa part, que les forces de l’ONU sous le leadership de M. Ndiaye ont effectué un immense travail « pour la protection des populations civiles, la sécurisation du processus électoral et, entre autres la réduction de la capacité de nuisance des groupes armés ».