Fatma Bendhaou
12 Novembre 2020•Mise à jour: 16 Novembre 2020
AA/ Bangui / Sylvestre Krock
Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a présidé, mercredi, au village Nzila, (15 km de Bangui), la cérémonie d’envoi en formation de 292 éléments des groupes armés éligibles à l’intégration dans les Forces armées centrafricaines (FACA), la gendarmerie nationale et la police centrafricaine.
« Vous ne dépendez plus de vos mouvements respectifs, mais vous dépendez de l’état-major de l’armée nationale. Désormais, vous êtes appelés à servir la nation en digne fils de la République. Saisissez cette opportunité pour rentrer définitivement dans la république » a dit le président Touadéra aux recrues, sur le site de la Jeunesse pionnière nationale (JPN) à Nzila.
Ces jeunes proviennent de neuf groupes armés sur les quatorze signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA) du 6 février 2019.
L’opération ayant abouti à l’intégration de ces ex-combattants dans les corps en uniforme est une recommandation forte de l’accord susmentionné, stipulée dans le volet « désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement » (DDRR).
En 2018, dans le cadre du DDRR pilote, 20 combattants par mouvement avaient déjà été intégrés dans les forces de sécurité. Ensuite, d’autres ont été retenus dans le cadre des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) composées à 60% d’ex-combattants et de 40% de FACA, sous commandement de l’état-major des armées, avec la logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca).
Selon le ministre délégué au DDRR, Jean Wilibiro Sacko, une prochaine étape est prévue dans un avenir proche et concernera la vague d’éligibles qui seront issus de l’opération de désarmement volontaire dans le nord-est et le centre du pays.
Le DDRR prévoit également des projets en faveur des ex-combattants qui ne répondraient pas aux critères d’entrée dans l’armée ou qui auraient délibérément opté pour le retour à la vie civile.