Lassaad Ben Ahmed
22 Juin 2020•Mise à jour: 23 Juin 2020
AA / Yaoundé / Peter Kum
La crise sanitaire du coronavirus a gravement affecté la compagnie aérienne camerounaise, Camair-Co, la poussant à mettre en chômage technique quelque 250 salariés, dès ce lundi 22 juin.
« Face à la crise actuelle qui touche durement l’industrie du transport aérien et particulièrement la Camair-co, dont l’exploitation est suspendue depuis le 1er avril 2020, privant la compagnie aérienne nationale des revenues, la direction générale procède à la mise en chômage technique du personnel non essentiel », a annoncé, dimanche, le directeur général de la Camair-co, Louis Georges Njipendi Kuotu.
D’après la direction générale de la compagnie, la mise en chômage technique de ces 250 salariés prend effet dès le 22 juin 2020 et « pour une durée de trois mois renouvelables, le cas échéant ».
La compagnie précise que cette mise en chômage technique « consiste en une suspension du contrat de travail consécutive à la conjoncture économique défavorable à la compagnie du fait, principalement, des effets néfastes de la pandémie de la Covid-19 ».
Dans une correspondance datée du 8 juin, le directeur général de la Camair-Co, a révélé qu’il attend, depuis le mois de mai le soutien de l’État, unique actionnaire de l’entreprise, pour sortir la compagnie de la zone de turbulences.
La compagnie nationale aérienne souhaitait l’appui du gouvernement, « en vue du règlement à la fois des arriérés et de la prime d’assurance nécessaire au convoyage du premier Boeing 737-700 NG vers le centre de maintenance ».
Le 5 juin, la compagnie nationale aérienne avait adressé un message au personnel à travers lequel il leur présentait un plan d’austérité applicable sur les trois prochains mois.
Ledit plan prévoit notamment la mise en chômage technique de 65% du personnel, pour une période de trois mois, éventuellement renouvelables.
Dans le message, le directeur général exposait également à ses collaborateurs les difficultés auxquelles la compagnie fait face. Entre autres le paiement des arriérés de salaire des employés (3 mois), le paiement des frais de location ou de réfection de la flotte.