Lassaad Ben Ahmed
08 Mars 2020•Mise à jour: 12 Mars 2020
AA / Yaoundé / Peter Kum
Au moins cinq personnes, dont deux policiers et deux gendarmes, ont été tuées dans une attaque, samedi soir, attribuée à des séparatistes anglophones dans la région de l’Ouest du Cameroun, a appris Anadolu, dimanche, des autorités.
« Dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 20h30 (heure locale / GMT+1), une vingtaine de terroristes sécessionnistes armés ont simultanément attaqué la brigade de gendarmerie et le commissariat de la ville de Galim, située dans la région de l’Ouest », a rapporté à Anadolu, le gouverneur de l’Ouest, Fonka Awa Augustine.
« Deux policiers, deux gendarmes et un civil en garde à vue ont été tués. Deux autres gendarmes ont été blessés et quelques armes et munitions emportées », a-t-il précisé, ajoutant que les séparatistes ont profité de la coupure d’électricité pour attaquer la ville.
D’après les populations de la ville de Galim, ces séparatistes, venus de la région voisine du Nord-Ouest anglophone, sont repartis bien avant l’arrivée des renforts de l’armée.
En décembre 2018, une personne avait été tuée et plusieurs autres avaient été enlevées ou blessées par balles, lors d’une attaque de séparatistes contre le village Bangourain dans la région de l’Ouest.
Le gouverneur de la région avait évoqué aussi qu’une cinquantaine de maisons avaient été incendiées lors de l’attaque.
Les localités de la partie francophone du Cameroun font rarement l'objet d'incursions des sécessionnistes anglophones, qui mènent jusqu'ici leurs opérations dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
« Au cours des trois dernières années, les régions anglophones du Cameroun ont été impliquées dans un cycle de violence qui a fait plus de 3 000 morts, a contraint 679 000 personnes à fuir leurs maisons, et a privé 600 000 enfants d’accès à l’éducation », a rapporté Human Rights Watch dans son rapport de février 2020.