Lassaad Ben Ahmed
15 Février 2022•Mise à jour: 15 Février 2022
AA / Yaoundé / Peter Kum
Le ministère camerounais de la Santé publique a affirmé qu’au 14 février, 1 242 cas de choléra ont été détectés au Cameroun, dont 35 décès.
Sur les dix régions que compte le Cameroun, cinq sont frappées par le choléra, selon la même source.
Les régions du Sud-Ouest et du Littoral sont en tête du nombre de cas et de décès d’après les autorités sanitaires du pays.
Le choléra a d’abord été détecté en janvier dans les régions du Sud-Ouest et du Littoral puis s’est propagé à trois autres régions du pays.
La maladie résulte, en effet, de l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés.
Les cas de choléra sont fréquents au Cameroun, une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, due à des bactéries.
En novembre dernier, elle avait fait 13 morts à Yaoundé et Ekondo-Titi, ville côtière dans le Sud-Ouest du pays.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce fléau reste étroitement associé à un accès insuffisant à l’eau potable, l’absence de mesures d’hygiène et d’assainissement. Cette maladie reste à l’échelle mondiale un indicateur de l’absence d’équité et de l’insuffisance de développement.
En effet, les mouvements de populations aussi bien nationaux que transfrontaliers avec le Nigéria ainsi que les faibles mesures d’hygiènes et d’accès à l’eau potable font de la région septentrionale une zone à risque d’épidémie de choléra.
Il en est de même avec les régions métropolitaines telles que celles du Centre et du Littoral qui présentent des risques liés à l’engorgement, la promiscuité, les faibles mesures d’assainissement et d’accès à l’eau potable.