Lassaad Ben Ahmed
02 Février 2019•Mise à jour: 04 Février 2019
AA / Yaoundé / Peter Kum
En moins d’une semaine, environ « 35.000 nigérians » ont fui la ville de Rann, dans le nord-est du Nigeria, pour échapper aux insurgés de Boko Haram qui ont pris lundi dernier le contrôle de la ville selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR).
D’après une communication de l’agence l’onusienne, samedi, ces personnes sont arrivées dans la région d’Extrême-nord du Cameroun depuis le week-end dernier et sont dans « le besoin d'une assistance humanitaire d'urgence » depuis leur arrivée.
« Les moyens sont insuffisants pour apporter une assistance à ces 35 000 réfugiés nouvellement arrivés du Nigeria », alerte le HCR.
Mercredi, le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a appelé le Cameroun a « garder ses frontières ouvertes » pour accueillir le récent flux de Nigérians ayant fui leurs foyers par peur des attaques du groupe terroriste Boko Haram.
L’ONU a lancé mardi dernier à Abuja un appel à financement de 848 millions de dollars (741 millions d’euros) pour des projets humanitaires dans Nord-est du Nigéria, et de 135 millions de dollars supplémentaires pour aider les 228 000 Nigérians réfugiés au Cameroun, au Tchad et au Niger, voisins.
Environ 17 millions de personnes vivant dans le bassin du Lac Tchad sont affectées par le conflit, dont près de 2,4 millions de personnes déplacées de leur foyer selon le HCR.
La crise a été exacerbée par la faim et la malnutrition découlant du conflit, qui ont atteint des niveaux critiques dans les quatre pays où 7,2 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire.
Quelque 10,9 millions de Nigérians vivant dans les trois Etats les plus touchés du nord-est du Nigéria ont besoin d’aide humanitaire selon le HCR.