Mohamed Safwene Grira
17 Janvier 2017•Mise à jour: 17 Janvier 2017
AA/ Yamoussoukro/ Issiaka N'guessan/ Fulbert Yao
Des tirs ont été entendus, mardi, dans la capitale ivoirienne Yamoussoukro, alors que des militaires patrouillaient dans les rues et qu'un mouvement de panique s'emparait de la population, ont rapporté des témoins à Anadolu.
La plupart des tirs proviendraient de l’Ecole des Forces Armées (EFA) située à Zambakro, une localité du district de Yamoussoukro, ont rapporté les mêmes sources alors qu'une source sécuritaire a affirmé que les artères de Yamoussoukro ont été bloquées par les soldats.
Ce mouvement d'humeur intervient alors que les primes promises aux auteurs d'une récente mutinerie ont commencé à être versées mardi, d'après des médias ivoiriens.
Dans la nuit du 6 au 7 janvier, un groupe de soldats a fait irruption dans l’Etat-major de la 3ème Région militaire de Bouaké (Centre) en faisant usage d’armes à feu. La mutinerie s’est aussitôt étendue à d'autres villes du Nord et du Centre, touchant jusqu'à la capitale économique Abidjan.
Les revendications de ces soldats tournaient autour de paiement de primes, d'augmentations salariales et l'évolution des carrières.
Le président Alassana Ouattara a donné rapidement son accord pour la prise en compte des revendications des mutins, tout en déplorant les méthodes employées.