AA / Tunis
*Tunisie : La magistrature rendra justice à Ennahdha dans le dossier de l'envoi de jeunes dans les foyers de tension (AA)
Le vice-président du Mouvement tunisien Ennahdha, Ali Larayedh, a exprimé, lundi, sa confiance dans la magistrature pour lui rendre justice, ainsi qu'au mouvement et à son leader, Rached Ghannouchi, dans le dossier de "l'envoi de jeunes tunisiens vers les foyers de tension et de terrorisme à l'extérieur du pays."
Larayedh a déclaré lors d'une conférence de presse au siège du mouvement à Tunis : "Je suis confiant qu'une magistrature impartiale me rendra justice ainsi qu'à Ennahdha, son président, et tous ses cadres, qui ont été injustement impliqués dans ce dossier."
"Le mouvement est, non seulement, innocent de ce dossier, mais a en outre pris toutes les mesures pour lutter contre ce phénomène (envoi vers des foyers de tension en dehors du pays)", a-t-il ajouté.
Et Larayedh de poursuivre : "Lorsque j'étais ministre de l'Intérieur (de décembre 2011 à mars 2013), c'est moi qui ai désigné ‘Ansar al-Charia’ comme organisation terroriste depuis 2012 et préparé un plan pour y faire face."
Il a ensuite précisé : "Au moment où les détracteurs tentent de nous accuser de terrorisme, moi et le mouvement Ennahdha, ils font peu de cas du fait que les terroristes m'ont désigné comme leur ennemi depuis 2012. Ils ont même essayé de se débarrasser de moi."
Larayedh a déclaré que la justice en Tunisie subit "des pressions de la part des autorités et des groupes politiques adeptes de l’exclusion", sans les nommer.
Et d'expliquer : "La façon dont Ghannouchi a été traité pendant l'enquête (dans une affaire de terrorisme) était un abus et une humiliation, puisqu'il est resté assis sur une chaise pendant 16 heures avant d’être entendu par le juge."
*Saïed: ''Privilégier l'importation des produits de première nécessité' (Mosaïque Fm)
Le président de la République, Kais Saïed, s’est réuni, ce lundi 26 septembre 2022, avec la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, au palais de Carthage.
La rencontre a été l’occasion pour examiner la situation générale en Tunisie et de passer en revue les activités des institutions publiques.
Le président de la République a insisté sur la question de l’approvisionnement des marchés en tous produits et sur la nécessité de la lutte contre la spéculation et les fraudes qui restent sans sanctions.
Le chef de l’Etat a, également, appelé à l'importance de la pression sur l’importation des produits qui ne présentent aucune nécessité vitale, dans le but de réduire le déséquilibre de la balance commerciale, ce qui nuit à la finance publique.
Pour lui, il est, en effet inadmissible d’importer notamment des aliments pour animaux domestiques et des produits cosmétiques, alors que les citoyens souffrent de pénurie des produits de base. "En cas de difficulté, c’est toute la communauté qui doit assumer la responsabilité sur la base de la justice sociale et pour partager les charges entre les citoyens. Ainsi, chaque citoyen aura le sentiment d’appartenance à ce pays et se rend compte que tout le monde fournit un effort, afin de dépasser les crises", a-t-il estimé.
*Tunisie : Le Front du Salut National solidaire des protestations sociales (AA)
Le Front du Salut National tunisien a exprimé, lundi, sa solidarité avec les protestations sociales "pacifiques" qui ont été enregistrées, dimanche, dans plus d'une région du pays, mettant en garde contre une "explosion générale" et appelant à la tenue d'un dialogue national "avant qu'il ne soit trop tard."
Ce Front a été annoncé le 31 mai dernier, et comprend cinq partis : "Ennahdha", "Qalb Tounes", "Coalition Al-Karama", "Hirak Tounes Al-Irada" et "Amal", ainsi que la campagne "Citoyens contre le coup d'Etat" et un certain nombre de parlementaires.
Le Front soutient que "le caractère simultané et étendu des protestations à plus d'une zone de la capitale et des régions traduit la souffrance des citoyens face à la cherté de la vie, à la généralisation de la pauvreté et du chômage, et à la rupture (absence) des produits alimentaires de base sur les marchés. "
Il a également estimé que "ces mouvements sont une indication du degré de tension sociale au sein de la population, et sont le signe avant-coureur d'une explosion générale et de l'effondrement de la situation sociale et politique du pays."
Le Front a indiqué que ces mouvements étaient liés à "l'objection à la remise en service d'une décharge dans la région d'Agareb (gouvernorat de Sfax - sud), ainsi qu’aux protestations contre l'incapacité de l'autorité régionale à secourir les victimes qui ont péri en mer suite à une tentative de migration irrégulière dans la région de Zarzis (gouvernorat de Médenine - sud)".
Le "Front du Salut National" a exprimé son rejet des justifications du gouvernement qui fait porter la responsabilité de la détérioration de la situation au seul phénomène du monopole.
*Mornag: échauffourées entre forces de sécurité et des manifestants (Mosaïque Fm)
Des incidents ont eu lieu, dimanche soir, entre des forces de police et un groupe de jeunes manifestants dans la ville de Mornag, à Ben Arous (Banlieue sud de Tunis), où une présence de sécurité était remarquable.
Les forces de sécurité ont eu recours au gaz lacrymogène pour disperser les manifestants présents sur le long de l'artère principale de la ville qu'ils ont bloquée, par des pneus en feu.
Selon des témoins sur les lieux, les manifestants ont scandé des slogans, portant sur des revendications sociales.
Pour rappel, dans cette même ville de Mornag, un jeune marchand ambulant s'est suicidé, samedi dernier, par pendaison, après la saisie, deux jours plus tôt, de sa balance par la police municipale, d'après des témoignages, diffusés sur la toile.
Le ministère de l’Intérieur a immédiatement annoncé l’ouverture d'une enquête qui se poursuivait, en coordination avec le Ministère public, pour révéler les circonstances exactes de cet acte désespéré.
*Tunisie – Hausse des prix : Tabboubi accuse le gouvernement de préparer la levée totale des subventions (Tunisie Numérique)
Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi, a accusé, ce lundi, le gouvernement d’orchestrer la hausse continue des prix dans le but de préparer l’annonce de la levée totale des subventions.
Il a, à ce sujet, appelé le président Kaïs Saïed à dire la vérité au peuple, assurant que l’UGTT jouera son rôle historique et constituera un barrage à la volonté de porter atteinte aux droits des citoyens.