Wejden Jlassi
26 Septembre 2022•Mise à jour: 28 Septembre 2022
AA / Tunis
*Mornag: Altercations entre forces de sécurité et des manifestants (Mosaïque Fm)
Des incidents ont eu lieu, dimanche soir, entre des forces de sécurité et un groupe de jeunes manifestants dans la ville de Mornag à Ben Arous (Banlieue sud de Tunis), où une présence de sécurité était remarquable.
Les forces de sécurité ont utilisé le gaz lacrymogène pour disperser les manifestants présents sur le long de l'artère principale de la ville et qui ont bloqué la rue et incendié des pneus. Selon des témoins sur les lieux, les manifestants ont levé des slogans portant sur des revendications sociales.
Pour rappel, dans cette même ville de Mornag, un jeune vendeur ambulant s'est suicidé, samedi, 24 septembre 2022, par pendaison. Des sources concordantes avaient affirmé que le jeune vendeur de fruits avait commis son acte de suicide suite à la saisie de sa balance par la police municipale.
Le ministère de l’Intérieur avait expliqué, hier samedi, que l’enquête se poursuit, en coordination avec le Ministère public, pour révéler les dessous du suicide du jeune vendeur.
*Tunisie – Arrestation du maire de Mornag (Tunisie Numérique)
Le président de la fédération nationale des maires, Adnene Bouassida, a annoncé, sur sa page facebook, l'arrestation du maire de Mornag, Amor Harbaoui, sur fond du suicide d’un marchand ambulant après que la police municipale lui a confisqué sa bascule.
Bouassida a assuré que cette arrestation est abusive et que la loi autorise, et oblige les maires à faire respecter la loi, ce que le maire de Mornag avait fait en interdisant les étalages anarchiques autour du marché municipal.
*Tunisie : Manifestation à Ettadhamen réclamant la baisse des prix et une vie décente (Gnetnews)
Des citoyens de Douar Hicher ont renouvelé dimanche soir, dans le cadre de ce qui est appelé « le Harak des fichés sociaux », leur contestation, où ils ont brandi des banderoles appelant à la baisse des prix, au développement, à l’emploi, à l’amélioration des conditions de vie, etc.
Les contestataires ont mis le feu dans le pneus au niveau de l’hôpital local d’Ettadhamen, où ils se sont rassemblées scandant des slogans : "travail, liberté et dignité nationale", appelant les autorités à accéder à leurs revendications, exprimées depuis des années, et à sauver la région de la marginalisation, rapporte en substance la TAP.
Les protestataires affirment, par la voix du coordinateur de ce Harark, que « leurs revendications ne sont pas politiques, mais purement sociales, et ont commencé à être posées dès décembre 2018, pour être le point de départ de ce mouvement ; depuis, aucune réponse n’y a été donnée ».