AA / Wejden Jlassi / Tunis
-Tunisie: 54 migrants secourus après le naufrage de leur embarcation (AA)
Les autorités tunisiennes ont annoncé, vendredi, avoir secouru 54 migrants en situation irrégulière, après le naufrage de leur embarcation au large des côtes du pays.
Le chef de l'organe subsidiaire du Croissant-Rouge, Mongi Selim dans le gouvernorat de Médenine, a affirmé que la marine tunisienne a secouru vendredi un bateau transportant 54 migrants irréguliers, à la suite d'une avarie survenue à bord, en Méditerranée, près de la côte de Ben Guerdane, à la frontière avec la Libye.
Selim a indiqué que 26 migrants africains ont été transférés vers le port de pêche "El Kouf", dans la ville de Ben Guerdane, la marine tunisienne devrait transporter le reste des migrants par la suite.
-Tunisie: Mechichi, responsable de "la dérive de l'institution sécuritaire" selon des organisations (AA)
Des organisations et syndicats tunisiens ont tenu le chef du gouvernement et ministre de l'Intérieur par intérim, Hichem Mechichi, "pour responsable direct" de ce qu'ils ont qualifié de "dérive de l'institution sécuritaire".
Parmi ces organisations figurent le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) (plus grand syndicat du pays), l'Organisation tunisienne contre la torture, la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'homme et le Forum tunisien pour l'économie et les Droits sociaux.
Cette réaction s'inscrit dans le contexte de la mort d'un jeune homme d'une vingtaine d'années, mercredi, lors des incidents qui ont eu lieu dans le quartier de Sidi Hussein (ouest), où sa famille affirme qu'il "est mort des suites d'une violente agression policière". Elles ont dénoncé ce qu'il ont qualifié de "pratiques sécuritaires barbares qui franchissent toutes les limites et toutes les normes".
De son côté, le ministère de l'Intérieur a réagi par voie de communiqué, soulignant que nombre de jeunes hommes "ont délibérément attaqué des unités sécuritaires, et des propriétés publiques et privées de la région", sans confirmer sa responsabilité dans la mort du jeune homme.
Mechichi est appelé à "prendre des mesures urgentes qui rendent justice aux victimes et à leurs familles, et à mettre fin à l'instrumentalisation de l'institution sécuritaire pour résoudre les crises sociales, économiques et politiques".
La zone de Sidi Hussein (ouest de la capitale) et les quartiers adjacents ont connu une série de manifestations, ces trois derniers jours, sur fond de la mort d'un jeune homme. Les manifestants ont accusé les forces de sécurité d'être responsables de sa mort.
-Tunisie: interpellation des policiers qui ont agressé un jeune homme dans un quartier populaire (AA)
Le ministère tunisien de l'Intérieur a annoncé, vendredi, l'arrestation des policiers impliqués dans l'agression d’un jeune homme après l’avoir déshabillé, lors de manifestations populaires à l'ouest de la capitale.
Le communiqué précise que "les agents (dont le nombre n'a pas été précisé) responsables de ces abus, ont été suspendus de leurs fonctions, pour enquête sur l'incident par l'Inspection générale de la sécurité nationale".
Il a expliqué que "le ministère de l'Intérieur condamne ces actions, et confirme qu'elles sont en contradiction avec ses orientations visant à trouver un équilibre entre le maintien de la sécurité publique et les principes des droits humains".
Des activistes sur les réseaux sociaux ont publié une séquence vidéo montrant un jeune homme de la région de Sidi Hassine-Sijoumi, à l'ouest de la capitale, agressé et déshabillé par des policiers lors de manifestations populaires, ce qui a déclenché une vague de colère dans le pays.
-Foot - Amical: Les Aigles de Carthage malmenés par les Fennecs (0-2) (TAP)
L'équipe de Tunisie a raté sa deuxième sortie en amical, vendredi au stade de Radès, en s'inclinant devant l'Algérie (0-2), dans un match qui se présentait comme un vrai test pour les aigles de Carthage face aux champions d'Afrique en titre.
Les deux buts algériens ont été inscrits par Baghdad Bounjah à la 18e et Riadh Mehrez à la 28e.
-Saïed reçoit le chef du gouvernement et la ministre de la justice par intérim (TAP)
Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu vendredi, au palais de Carthage, le chef du gouvernement chargé de la gestion des Affaires du ministère de l'Intérieur, Hichem Mechichi, et la ministre de la justice par intérim, Hasna Ben Slimen.
Le chef de l'Etat s'est "profondément" indigné des évènements que connaît la Tunisie ces derniers jours, assurant que "personne n'est au-dessus de la loi".
Saïed a fermement déploré les dépassements qui menacent l'unité de l'Etat, dont le lynchage d'un jeune homme par des agents de police dans la localité de Sidi Hassine Séjoumi, l'agression verbale et physique du personnel de la radio Shems FM par des personnes travaillant à la municipalité du Kram et l'occupation du siège du pôle judiciaire par des députés d'Ennahdha et de Qalb Tounes. Il s'agit bien d'un "complot", selon lui, appelant le parquet à agir immédiatement en vue d'appliquer la loi.
Le président de la République a qualifié de la situation du pays de "très dangereuse", assurant "qu'il ne permettra à personne de porter atteinte à l'Etat et à ses institutions".
Par ailleurs, Saïed a invité la ministre de la justice par intérim à assumer son rôle, qui consiste à déclencher des actions publiques, mettant l'accent sur l'impératif d'adresser, à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), les requêtes de levée de l'immunité.
Saïed a indiqué que la loi offre cette immunité dans le but de garantir l'indépendance du député dans l'exercice de ses fonctions.
-Découverte d'un Kalachnikov dans les bagages d'une ressortissante maghrébine : Mandats de dépôt contre deux personnes (AA)
Le juge d'instruction près le pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a émis, vendredi, deux mandats de dépôt contre une passagère qui a dissimulé une arme Kalachnikov dans ses bagages via l'aéroport Tunis-Carthage et contre sa mère qui l'accompagnait.
Les chefs d'inculpation retenus contre les deux passagères et un troisième suspect, qui est en état de fuite, sont les suivants: adhésion à une organisation terroriste active en dehors et à l'intérieur du pays, procuration d'armes et de munitions et planification de crimes terroristes.
Le porte-parole du pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, Mohsen Daly a indiqué que l'enquête se poursuit pour recueillir des données et des renseignements en lien avec cette affaire.
Le 28 mai dernier, une ressortissante maghrébine a été interpellée à l’aéroport Tunis-Carthage en possession d’un Kalachnikov (sans chargeur) caché dans sa valise. La passagère en provenance d’un pays de l’Afrique subsaharienne, était accompagnée de sa mère. Les services douaniers et la Police aux frontières, à l’aéroport de Tunis-Carthage, ont découvert l’arme dans sa valise lors du chargement des bagages.
-L'Ordre des avocats appelle à un mouvement populaire pour dénoncer les violences policières (TAP)
L'Ordre national des avocats de Tunisie a appelé les organisations, la société civile et tous les citoyens à participer à un mouvement populaire pour défendre les droits et les libertés et dénoncer les violences policières ainsi que la situation politique, économique et sociale qui prévaut dans le pays.
En évocation des violences policières contre un jeune homme, l'Ordre national des avocats a demandé au gouvernement et aux autorités compétentes d'assumer leur responsabilité dans le respect de la loi et son application aux agresseurs.
L'Ordre des avocats a fermement condamné ces "agressions brutales commises par des agents des forces de l'ordre en civil, contre un jeune homme sans défense, ajoutant qu'ils l'ont "délibérément déshabillé et lynché".
"Ce comportement, aussi bizarre que choquant, atteste clairement que certains agents de la police agissent sous la protection de syndicats pour finir de détruire ce qui reste de l'Etat et consacrer l'impunité", s'est indigné l'Ordre des avocats, signalant que la récurrence de ces comportements de la police augure de l'intensification de la répression et atteste de l'absence de toute intention de réforme de la part des autorités.
-La HAICA met en garde contre les incitations à la violence ciblant les journalistes (TAP)
-La haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA) a mis en garde contre la multiplication des campagnes de dénigrement et les incitations à la violence ciblant les journalistes. Des campagnes orchestrées par des personnalités et des partis politiques pour nuire au travail des journalistes.
La HAICA souligne la régression de la note de la Tunisie sur la liberté de la presse selon le rapport de "Reporter sans frontières". Elle a critiqué la tentative de prise d'assaut du siège de la radio Shems FM par des agents de la municipalité du Kram, en réaction aux propos du présentateur de l'émission " La Matinale " lorsqu'il a critiqué la fermeture, par un groupe de personnes sans uniforme, du local d'un citoyen pour avoir publié des photos critiquant le travail de la municipalité.
La HAICA considère que la liberté de l'information est une ligne rouge, appelant toutes les institutions de l'Etat au respect du droit du citoyen à l'information.
L'instance dénonce, dans sa déclaration, le silence des autorités envers ces agressions, appelant le gouvernement et les institutions concernées à assurer la sécurité des journalistes et de tout le personnel des entreprises de presse, incitant le pouvoir judiciaire à examiner en priorité les affaires d'agression répétée contre les journalistes.
-Ennahdha exprime son inquiétude face à la non promulgation de la loi sur la Cour constitutionnelle (TAP)
Le mouvement Ennahdha a exprimé son inquiétude de la non promulgation par le président de la République, de la loi sur la Cour constitutionnelle, ce qui constitue, selon le parti, une violation de la Constitution et une déstabilisation de l'action législative du parlement.
Ennahdha estime que la non promulgation de la loi aggrave la crise politique, économique et sociale, au moment où les Tunisiens attendent de voir la classe dirigeante s'accorder autour d'une feuille de route pour débloquer la situation dans le pays par le biais du dialogue sérieux et responsable.
Le 2 juin dernier, l'Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi a décidé le renvoi du projet de loi, amendant la loi sur la Cour constitutionnelle, au président de la République pour absence de quorum permettant à ses membres de trancher la question.
L'Instance avait reçu un recours présenté par un groupe de députés, à l'issue de l'adoption par le Parlement, début mai dernier, du projet, réexaminé après son renvoi une première fois par le président de la République.
En ce qui concerne les incidents survenus à Sidi Hussein, Ennahdha a appelé à l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de l'agression d'un mineur par des policiers.
- Le président tunisien ouvert au dialogue pour résoudre la crise politique
Le président tunisien, Kaïs Saïed, a déclaré dans la soirée du vendredi qu'il était ouvert au dialogue pour trouver une solution à la crise politique actuelle.
Saïed a reçu Noureddine Taboubi, le chef de l'Union générale tunisienne du travail, au palais de Carthage dans la capitale, Tunis, où ils ont discuté de la crise politique et des moyens de la surmonter.
Saïed a déclaré qu'il était ouvert au dialogue, mais a indiqué qu'il n’engagerait pas de négociations avec les personnes soupçonnées de détournement de fonds.
- Tunisie: Troisième nuit consécutive de manifestations contre le meurtre d'un jeune
Les manifestations se sont poursuivies, dans la journée du vendredi, pour la troisième nuit consécutive, dans la capitale tunisienne, Tunis, suite à la mort d'un jeune homme lors de sa garde à vue par les forces de l’ordre.
Un groupe de manifestants, du quartier de Sidi Hussein, a protesté contre le meurtre du jeune homme le 8 juin dernier.
Les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser la foule et ont formé un corridor sécuritaire sur la route principale du quartier.
Lors de manifestations à Sidi Hussein contre la crise économique du pays, la police a dévêtu la victime et l'a passée à tabac.
Les tensions se sont intensifiées lorsque des images qui auraient été prises lors des manifestations et partagées le 9 juin dernier, sur les réseaux sociaux, ont montré des policiers en train de tabasser un homme complètement dévêtu.
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