Sanaa Ou Amir Ahamada
01 Juillet 2026•Mise à jour: 01 Juillet 2026
Plus de 100 000 personnes ont été tuées en Birmanie depuis le coup d’État militaire de février 2021, selon les dernières estimations de l'organisation spécialisée dans le suivi des conflits armés, ACLED. Ce bilan, qui inclut toutes les parties au conflit, confirme l’ampleur d’une guerre civile devenue l’une des plus meurtrières en cours en Asie.
Selon ACLED, les affrontements entre la junte militaire au pouvoir, les forces pro-démocratie et les groupes armés ethniques ont fait 100 114 morts. Aucun bilan officiel n’est disponible, les autorités militaires et les différentes factions ne publiant pas de données consolidées.
Le conflit a débuté après la prise de pouvoir de l’armée en février 2021, qui a renversé le gouvernement civil de facto dirigé par Aung San Suu Kyi, arrêtée lors du putsch. Le coup d’État avait mis fin à une décennie d’ouverture démocratique dans le pays.
La répression des manifestations pro-démocratie dans les principales villes a rapidement conduit à une militarisation du conflit, avec la formation de groupes de résistance armés rejoints par des combattants issus de minorités ethniques déjà en lutte contre le pouvoir central.
La Birmanie est plongée dans une guerre civile depuis le coup d’État militaire du 1er février 2021, au cours duquel l’armée a renversé le gouvernement démocratiquement élu d’Aung San Suu Kyi et procédé à son arrestation.
La répression des manifestations pro-démocratie a rapidement entraîné une escalade de la violence et l’émergence de groupes armés issus de la population civile, regroupés notamment au sein des Forces de Défense du Peuple (PDF), qui combattent aux côtés de plusieurs organisations ethniques déjà engagées de longue date contre la junte dirigée par le général Min Aung Hlaing.
Le conflit, devenu multidimensionnel et largement fragmenté, a fait entre 90 000 et plus de 100 000 morts selon les estimations, provoqué le déplacement de plus de 3,6 millions de personnes et plongé le pays dans une grave crise humanitaire et économique, avec des millions de civils menacés par l’insécurité alimentaire.
Les autorités birmanes n'ont, pour l'heure, pas réagi au bilan de l'ACLED.