Esma Ben Said
06 Juillet 2018•Mise à jour: 07 Juillet 2018
AA / Pascal Mulegwa
Le parlement du Benin a adopté jeudi, à la majorité, un projet de révision constitutionnelle porté par le président Patrice Talon arrivé au pouvoir depuis avril 2016, a rapporté la presse béninoise.
Lors d’un débat houleux à l’Assemblée nationale, soixante-deux députés sur les 83 que compte cette chambre, ont voté ce projet qui porte notamment sur l’abolition de la peine de mort, la discrimination « positive en faveur des femmes » par l’amélioration de la représentativité de ces dernières à l’Assemblée nationale ainsi que l’alignement des mandats électifs.
Un député s’est abstenu, alors que d’autres députés se sont opposés à cette reforme dont une tentative de validation au parlement avait été avortée en avril 2017.
Le projet historique du président Talon de faire voter un mandat présidentiel unique de sept ans, contre deux mandats de 5 ans actuellement, n’est pas soulevé dans cette proposition qui ne peut être promulguée qu’après un second vote avec une majorité de 80 %.
A défaut, le pouvoir devra recourir à un référendum. Le mandat présidentiel unique de sept ans était l'une des promesses de campagne de Talon, roi du coton et vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mars 2016 au Bénin avec plus de 65 % des voix.
Le Benin est l’un des nombreux pays africains à ne pas avoir encore aboli la peine de mort. A la télévision publique, le ministre de la justice, Severin Quenum, a affirmé que le maintien de cette pratique est une « incongruité ».