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12 Avril 2018•Mise à jour: 12 Avril 2018
AA / Le Caire
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a refusé, jeudi, que l'on tienne l'Egypte pour responsable de l'échec des récentes négociations concernant le barrage de la Renaissance, tenues à Khartoum .
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué:
"En réponse à ce qui a été rapporté par certains médias, au sujet des déclarations du porte-parole officiel du ministère éthiopien des Affaires étrangères, (Meles Alem), ainsi que celles du ministre des Affaires étrangères du Soudan (Ibrahim Ghandour), tenant l'Egypte pour responsable de l'échec des récentes négociations sur le barrage de la Renaissance, tenues à Khartoum, Ahmed Abou Zeid, porte-parole officiel du ministère, a nié l'exactitude de ce qui a été rapporté à cet égard."
Abou Zeid a souligné que "L'Egypte a participé à la réunion à neuf de Khartoum (les ministres des Ressources hydrauliques, des Affaires étrangères et les chefs des renseignements de l'Egypte, du Soudan et de l'Ethiopie), avec un esprit positif et un désir honnête d'atteindre un accord qui applique les instructions des dirigeants des trois Etats, quant à la nécessité de trouver des solutions qui permettront de mettre fin à l'impasse dans laquelle se trouvent actuellement les discussions techniques concernant le barrage de la renaissance."
Il a révélé que "Sameh Choukri, le ministre des Affaires étrangères, a adressé hier (mercredi) des lettres à ses homologues soudanais et éthiopiens, pour les inviter à la tenue d'une deuxième réunion au Caire, afin de compléter les discussions".
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères éthiopien, Meles Alem, a déclaré lors de sa conférence de presse hebdomadaire d'aujourd'hui, que "la cause de l'échec des négociations de Khartoum, c'est le manque de sérieux et de coopération de la délégation égyptienne. Celle-ci a remis sur la table l'accord de 1959 lors des discussions".
L'accord, signé entre le Soudan et l'Egypte, accorde au Caire 55,5 milliards de mètres cubes d'eau du Nil par an, tandis que Khartoum en reçoit 18,5 milliards de mètres cubes.