Nadia Chahed
13 Juin 2017•Mise à jour: 14 Juin 2017
AA/Alger/Karim kabir
Alger et Paris ont réitéré, mardi, leur souhait d’une « solution politique en Libye » et réaffirmé leur volonté de « densifier » leurs relations bilatérales.
«Nous sommes pour une solution politique qui passe par des négociations de manière inclusive afin de permette à la Libye de retrouver sa stabilité », a affirmé le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, dans une courte déclaration à la presse, à l’issue d’un entretien avec son homologue français, Jean-Yves le Drian, arrivé lundi en fin d’après-midi pour une visite de deux jours en Algérie.
Pour sa part, le chef de la diplomatie française a assuré avoir eu avec son homologue algérien des discussions «très approfondies » autour de questions régionales et internationales avec «comme axe commun le combat contre le terrorisme».
«C'est cette détermination qui nous amène à souhaiter une solution politique en Libye », a-t-il souligné, précisant que l'Algérie et la France ont convenu de «conjuguer leurs efforts pour aboutir à une solution politique inclusive permettant le maintien de l’intégrité du territoire libyen et un processus de paix devant aboutir à une sérénité retrouvée».
Concernant la situation au Sahel, notamment au Mali, où deux ans après l’accord d’Alger, la situation peine à se normaliser, Abdelmalek Messahel a indiqué avoir passé en revue avec son homologue français «les acquis positifs (de cet accord) comme la mise en place du comité permanent de dialogue inter-malien».
«L’objectif principal reste la lutte antiterroriste dans cette zone de grande turbulence où la présence terroriste se renforce du fait de la situation chaotique en Libye », a-t-il dit réitérant que la lutte contre le terrorisme demeure un «objectif principal » de l'action commune entre l'Algérie et la France et leurs partenaires régionaux et internationaux.
«Il s'agit de mettre fin à ce phénomène transnational et accompagner nos frères à retrouver leur stabilité que ce soit en Libye ou au Mali », a-t-il affirmé.
«Nous avons longuement échangé sur la situation au Sahel et au Mali avec la volonté commune d’aboutir à la mise en œuvre de l’accord d’Alger auquel nous tenons beaucoup, car c’est le seul moyen de lutter contre le terrorisme », a souligné, pour sa part, le chef de la diplomatie française.
Concernant les relations bilatérales entre les deux pays, qui ont une longue histoire en partage, les deux diplomates se sont prononcés en faveur de leur densification.
«La visite de M. Le Drian en Algérie nous a permis de procéder à une évaluation de l’état de nos relations bilatérales qui sont denses et multiples. Cette relation doit être densifiée davantage, élargie et renforcée dans tous les secteurs », a déclaré Abdelkader Messahel, tandis que son homologue français s’est dit « être venu dans un esprit de confiance et avec la volonté de donner à notre relation une dynamique nouvelle, un partenariat de qualité tant nos liens sont forts et doivent être renforcés dans les mois et les années qui viennent ».
Arrivé lundi à Alger, Jean-Yves Le Drian est reparti mardi en milieu de journée après une entrevue avec le premier Ministre, Abdelmadjid Tebboune. Il est venu préparer essentiellement la visite en Algérie du président Emanuel Macron dont l’Elysée a annoncé, jeudi dernier, qu’elle interviendrait dans « quelques semaines ».