Esma Ben Said
16 Mars 2018•Mise à jour: 17 Mars 2018
AA / Pascal Mulegwa
L'ancien président Sud-africain Jacob Zuma sera poursuivi pour corruption dans une affaire de contrat d'armement avec des industriels étrangers qui date de deux décennies, a annoncé vendredi le parquet général.
"Il y a des perspectives raisonnables de penser que les poursuites judiciaires contre M. Zuma aboutiront", a déclaré lors d'un point de presse à Pretoria, le procureur général Shaun Abrahams.
Contraint par son parti, le Congrès national africain (ANC) de démissionner en raison de la motion de défiance mi-février, Zuma sera également poursuivi pour racket fraude et blanchiment d’argent, a ajouté le procureur.
Le désormais ex-chef d’Etat en désaccord avec la direction de l’ANC après être poussé à la démission, est aussi au cœur d’un scandale de malversations, impliquant une riche famille d’hommes d’affaires, les Gupta.
L’ANC domine la vie politique sud-africaine depuis la fin du régime de l’apartheid en 1994 mais a enregistré ses plus mauvais résultats électoraux sous le règne de Zuma, au pouvoir depuis 2009.
Lors des municipales de 2016, le parti a perdu le contrôle de la capitale Pretoria et de la bouillonnante mégapole Johannesburg.
Après la démission de Zuma, le parlement avait élu l’'ancien syndicaliste et riche homme d'affaires Cyril Ramaphosa à la tête du pays.
Ce dernier s’est engagé à "défaire la corruption" en Afrique du Sud. Des élections générales dans l’économie la plus puissante de l’’Afrique sont prévues en 2019.