Nadia Chahed
23 Juin 2020•Mise à jour: 23 Juin 2020
AA/Tunis
Le coup d’envoi du procès pour corruption de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma a de nouveau été reporté mardi, cette fois au 8 septembre, ont rapporté des médias africains.
A la tête du pays de 2009 à 2018, Zuma, 78 ans, est accusé depuis deux décennies d’avoir touché 4 millions de rands – environ 216.000 euros au cours actuel – de commissions de la société française Thales, en marge d’un énorme contrat d’armement attribué en 1999 précise la chaîne Africanews sur son site.
L’ancien chef de l’Etat, à l‘époque vice-président, et le groupe d‘électronique ont toujours nié ces accusations, indique la même source.
A l’issue d’une courte audience mardi devant un tribunal de Pietermaritzburg (nord-est) à laquelle assistait Zuma, la juge Kate Pillay a convoqué les parties à une nouvelle audience le 8 septembre pour fixer la date du procès, rapporte la chaîne panafricaine d'information.
En février dernier, il s'était fait porter pâle à une audience en arguant de problèmes de santé. Le tribunal avait aussitôt émis contre lui un mandat d’arrêt "différé" qui l’obligeait à se présenter devant lui. Et en mai, la nouvelle audience avait été reportée pour cause de pandémie de coronavirus, précise la même source.
Jacob Zuma a récemment changé d’avocat et de stratégie et fait savoir qu’il renonçait à une ultime requête devant la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction du pays, indique encore Africanews rappelant que Zuma a été poussé à la démission de la présidence sud-africaine en février 2018, emporté par les nombreux scandales de corruption qui ont terni son règne.