Hassan İsilow
08 Mai 2018•Mise à jour: 09 Mai 2018
AA / Johannesburg / Hassan Isilow
L’Alliance démocratique (DA), principale formation d’opposition en Afrique du Sud, a expulsé mardi, la maire du Cap, Patricia de Lille, du parti sur fond de plusieurs accusations.
De Lille ne pourra pas continuer à servir comme maire.
La liste des accusations portées contre elle comprend le renouvellement inapproprié du mandat du directeur municipal et du conseil de gestion du stade et son incapacité d'exercer ses fonctions de maire.
"Nous souhaitons bonne chance à Mme de Lille dans ses projets futurs et la remercions pour le service rendu au Parti", a déclaré la DA dans un communiqué.
Le plus haut organe de décision du parti, l'exécutif fédéral, a déclaré lors d'une conférence de presse mardi avoir révoqué l'adhésion de la maire le 26 avril quand elle est intervenue dans une émission de radio et a contesté le parti sur les accusations portées contre elle.
De Lille, 67 ans, souhaitait que son audience soit rendue publique, mais le parti a déclaré que cette demande n'était pas conforme à sa politique.
La DA prétend que de Lille avait exprimé son intention de démissionner, ce qui, selon le parti, équivaut à une démission.
En 2003, de Lille a fondé le Parti démocrate indépendant, mais sept ans plus tard, il a fusionné avec la DA. En 2011, elle est devenue maire du Cap.
Les analystes politiques estiment que si elle rejoint le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, celui-ci pourrait conquérir la mairie du Cap, longtemps dirigé par la DA.