Ayse Bashoruz
23 Juin 2026•Mise à jour: 23 Juin 2026
Des centaines de migrants malawiens poursuivent leur départ d’Afrique du Sud dans le cadre d’opérations de rapatriement volontaire.
Sur la plateforme sociale américaine X, une page médiatique sud-africaine rapporte que « des centaines de migrants malawiens restent bloqués à Johannesburg », dans des conditions précaires, certains groupes comprenant des femmes enceintes, des personnes âgées et des enfants.
La même source évoque des difficultés d’accès à la nourriture, à l’abri et aux soins médicaux.
Plus de 2 700 étrangers avaient déjà été rapatriés volontairement à la mi-juin, selon le média RFI. Dans certaines zones, l’ampleur du phénomène est plus importante, environ 10 000 ressortissants malawiens ont quitté leurs habitations dans la région de Durban et se sont regroupés dans des espaces communautaires surpeuplés et 5 000 personnes ont déjà été rapatriées, selon les autorités locales
Ces mouvements interviennent dans un climat de tensions sociales et de manifestations anti-immigration dans plusieurs régions du pays.
À Pietermaritzburg, une manifestation a dégénéré le 19 juin, entraînant la mort d’un homme de 29 ans de nationalité malawienne, selon RFI. Au total, trois étrangers, tous africains, ont été tués cette année dans des incidents liés à des tensions xénophobes.
Le gouvernement sud-africain, dirigé par le président Cyril Ramaphosa, affirme renforcer les contrôles contre l’emploi de personnes en situation irrégulière et coordonner les opérations de départ.
Le vice-ministre de l’Intérieur, Leon Schreiber, a insisté sur la dimension judiciaire et logistique du processus « Le travail du ministère est critique parce que la vérification est faite en termes de s’il était illégalement en Afrique du Sud. Et si c’était le cas, la loi nous demande de les déclarer indésirables pendant 5 ans pour qu’ils ne puissent pas revenir », a-t-il déclaré. Il souligne également les difficultés administratives liées à l’absence de documents d’identité « Tout le monde ici n’a pas de passeport (…) pour qu’ils puissent quitter le pays, il faut qu’ils soient régularisés », a-t-il ajouté, évoquant une « opération très difficile ».
Les organisations humanitaires alertent sur une situation qui reste instable, marquée par des besoins urgents en hébergement, alimentation et assistance médicale.