Hassan Isilow
02 Décembre 2021•Mise à jour: 02 Décembre 2021
AA / Johannesburg
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré, mercredi, que la dernière série d'interdictions de voyager liées au COVID-19 s'apparentait à une sanction pour le pays pour avoir détecté plus rapidement de nouvelles variantes.
"L'excellence scientifique doit être louée et non sanctionnée", a déclaré Cyril Ramaphosa dans son discours d'ouverture lors d'une visite d'Etat au Nigéria.
Des scientifiques sud-africains ont annoncé la semaine dernière qu'ils avaient découvert une nouvelle variante du COVID-19 présentant un grand nombre de mutations par rapport aux variantes précédentes et l'ont signalée à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L’OMS a nommé "omicron" cette nouvelle variante découverte en Afrique du Sud.
Quelques jours plus tard, un certain nombre de pays ont imposé des interdictions de voyager à l'Afrique du Sud ainsi qu’à d'autres pays d'Afrique australe, notamment la Namibie, le Lesotho, le Botswana, Eswatini, le Malawi, le Zimbabwe et le Mozambique.
Dans son discours lors de la 10e session de la Commission binationale entre l'Afrique du Sud et le Nigéria le président Ramaphosa a déclaré : "Nous avons pris acte des annonces de plusieurs pays visant à instaurer des restrictions de voyage en Afrique du Sud et dans d'autres pays de notre région à la suite de la découverte par nos scientifiques de la nouvelle variante omicron du coronavirus".
Il a, par ailleurs, ajouté : "Bien que nous respections le droit de tous les pays à prendre les mesures de précaution nécessaires pour protéger leurs citoyens, nous devons nous rappeler que cette pandémie nécessite une collaboration et un partage d'expertises".
En outre, Ramaphosa a déclaré que la préoccupation immédiate de son pays suite aux restrictions de voyager porte sur les répercussions néfastes sur les familles, le tourisme et les entreprises.
"Nous espérons que les pays qui ont imposé ces interdictions reconsidèrent d'urgence leurs décisions", a-t-il déclaré.
Il a remercié son hôte, le président Muhammadu Buhari, pour la solidarité que lui et son gouvernement ont exprimée à l'Afrique du Sud.
Ramaphosa a également affirmé que les dirigeants de la Côte d'Ivoire, où il se rendra plus tard, ainsi que du Ghana et du Sénégal ont également exprimé leur solidarité à l'Afrique du Sud.
* Traduit par Fatih Karakaya