Mohammed Maher Ben Romdhane
24 Février 2019•Mise à jour: 25 Février 2019
AA/Correspondants
Le premier sommet arabo-européen a démarré dans l’après-midi du dimanche, à Charm el-Cheikh, sur fond de condamnations internationales de la récente vague d’exécution qui a visé des opposants au régime égyptien.
Seulement 11 Etats arabes sur 22 sont représentés à ce sommet. Pour ce qui des représentativités européennes, on note la participation de la chef du gouvernement britannique, Theresa May, et l’absence du président français, Emmanuel Macron.
Ce sommet se tient sous le slogan « l’investissement dans la stabilité » et s’articule, selon un communiqué des Affaires étrangères égyptiennes, autour de la stabilité dans la région, des dangers du terrorisme et de la paix au Moyen-Orient.
Des questions relatives à l’immigration illégale et aux flux de réfugiés en Europe seront également abordées.
L’Union Européenne a affirmé, dans un communiqué, que les objectifs de ce sommet concernent le renforcement des relations communes et la consolidation de la coopération dans les secteurs, du commerce, de l’investissement, de l’immigration et de la sécurité.
Les Européens ont observé un mutisme total par rapport à la vague d’exécution d’opposants en Egypte. Il n’ont pas réagi aux multiples appels des activistes des droit de l’Homme visant à boycotter ce sommet.
Cette attitude a été vivement critiquée par le président turc Recep Tayyip Erdoğan. Dans un entretien accordé à CNN Turk et Kanal D, Erdogan a qualifié les exécutions contre des opposants égyptiens de crimes contre l’humanité. Il s’est également indigné du silence et de l’inaction de l’occident.
La Commission des droits de l’Homme des Nations Unies a exhorté les autorités égyptiennes à mettre fin à toutes les exécutions d’opposants. L’Egypte a été appelé à présenter à l’ONU toutes les situations se rapportant à des peines de mort, en application des engagements internationaux en matière de droits de l’homme.
Les autorités égyptiennes ont procédé, du 7 mars 2015 au 20 février 2019, à 42 exécutions de peines de mort sans annonces préalables et sans que le président égyptien ne procède à une amnistie, comme ses prérogatives le lui permettent.
Le Caire a condamné, dans un communiqué des Affaires étrangères, des déclarations de cadres de la commission des droits de l’homme de l’ONU contre cette vague d’exécution en soulignant l’indépendance de la justice égyptienne.