Nadia Chahed
28 Mai 2020•Mise à jour: 28 Mai 2020
AA/Tunis
L’opposition ivoirienne a rejeté le calendrier électoral pour la présidentielle d’octobre 2020, fixé par la Commission électorale indépendante (CEI), évoquant un manque de consensus, dans une déclaration relayée jeudi par les médias.
"Les partis politiques de l’opposition ivoirienne (PDCI, Rpp, UPCI, URD, Lider, Cap-UDD, EDS, USD), signataires de la présente déclaration, rejettent le calendrier annoncé par le président de la CEI qui n’est pas consensuel", indique le texte rapporte l'Agence de presse africaine (APA).
Les partis signataires "dénoncent et condamnent les attitudes cavalières et méprisantes adoptées par le gouvernement et ses démembrements depuis le début des discussions relatives à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020", et prennent à témoin le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Ils demandent en outre "la convocation urgente d’une rencontre de consensus entre les principaux acteurs du processus électoral sous la facilitation du PNUD", rapporte l'APA.
L’opposition appelle, en outre, ses militants à se mobiliser pour la réussite de l’opération des audiences foraines, en cours, et visant à faciliter l’inscription des nouveaux majeurs sur la liste électorale d’ici le 1er août 2020.
Après la présentation, par le président de la Commission chargée des élections, du chronogramme électoral, des discussions ont été engagées avec la classe politique ivoirienne, rappelle le même média.
Les discussions ont porté sur le chronogramme d’exécution des opérations électorales, l’état des préparatifs et le mode opératoire de la révision de la liste électorale. Lors des échanges, les partis politiques, notamment de l’opposition, le PDCI-RDA, EDS, l’USD, l’URD, le RPP, l’UPCI, le RPCI, CAP-UDD, et LIDER ont relevé qu’ils récusaient l’organe électoral actuel parce qu'il est "inféodé au pouvoir, non consensuel et incapable de garantir des élections transparentes et crédibles", souligne l'APA.
Les partis de l’opposition souhaitent en outre que la durée de l’enrôlement soit d’au moins trente jours au lieu de quinze jours comme prévu par le chronogramme proposé par la CEI.
Ils appellent, par ailleurs, à un "consensus" sur les pièces devant servir pour l’enrôlement, notamment l’extrait de naissance, le certificat de nationalité, la carte nationale d’identité, tout en invitant le Système des Nations Unies à poursuivre ses efforts afin de contribuer à créer "un consensus et un climat de confiance entre les parties prenantes" à l'élection présidentielle prévue le 31 octobre 2020, souligne le média africain.
Le Conseil des ministres a adopté mercredi la période de révision de la liste électorale fixée du 10 au 24 juin 2020.