Mourad Belhaj
13 Juillet 2020•Mise à jour: 13 Juillet 2020
AA / Tunis / Aida Ben Salem
La Tunisie a dévoilé, lundi, les détails d’un « Plan de sauvetage économique » qui s’étalera sur une durée de 9 mois, et qui prévoit, notamment, l’entrée en négociations avec le Fonds Monétaire International (FMI) et lutter contre les retombées de la propagation de la pandémie de la Covid-19.
C’est ce qui ressort d’une conférence de presse animée, lundi, par Lobna Jéribi, ministre chargée des Grands projets, et qui a été consacrée à la présentation des détails du Plan de sauvetage élaboré par le gouvernement pour la période s’étalant jusqu’à mars 2021.
Le Plan de sauvetage prévoit la préservation du tissu des entreprises économiques, en continuant à leur assurer les liquidités, d’une valeur de 1,5 milliard de dinars (526 millions USD), avec la garantie de l’Etat.
Le plan prévoit, par ailleurs, de fournir 100 millions de dinars (35 millions USD), dans le cadre de la poursuite de l’adoption du mécanisme du chômage technique, en versant des indemnités financières aux personnes au chômage à cause de la pandémie de la Covid-19.
De même, une enveloppe d’une valeur de 700 millions de dinars (245 millions USD) sera consacrée aux entreprises souhaitant procéder à une restructuration. De plus, un milliard de dinars (350 millions USD) seront réservées aux entreprises pour le paiement des fournisseurs sans pour autant préciser s’il s’agit de prêts ou de dons.
La ministre a annoncé d’autres mesures destinées à renforcer les mécanismes d’efficacité de la gouvernance publique, à travers la suppression de la moitié des mesures administratives.
Ces mesures seront détaillées et annoncées au cours des prochaines semaines.
De son côté, Salim Azzebi, ministre du Développement, de la Coopération internationale et de l’Investissement, a évalué, au cours de la même conférence de presse, une récession du PIB de la Tunisie, d’ici la fin de 2020, à 6,5%, soit la deuxième baisse depuis 2011 et la cinquième depuis l’indépendance (1956).
L’économie tunisienne avait enregistré une récession de l’ordre de 1,7% au cours du premier trimestre de l’année en cours.
Pour sa part, le ministre des Finances, Nizar Yaiche, a souligné que des négociations officielles auront lieu, au cours des prochaines semaines, avec le FMI, en vue de l’obtention d’un financement.
Yaiche a indiqué que le financement que demandera la Tunisie « ne dépassera pas quelques centaines de millions de dollars », affirmant que le nouveau programme avec le FMI aura comme point de départ la conception et la stratégie du gouvernement.