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''L'Etat parallèle'' parmi les groupes qui menacent la sécurité Turque

Le mouvement de Fethullah Gulen, accusée par le gouvernement turc de former un "Etat parallèle" sera inscrit dans le "livre rouge".

31.10.2014
''L'Etat parallèle'' parmi les groupes qui menacent la sécurité Turque

AA - Ankara - Bilal Muftuoglu

''L'Etat turc est déterminé à poursuivre sa lutte contre toute structure parallèle et organisation illégale qui représente un danger pour la sécurité nationale et nuit à l'ordre public'', souligne un communiqué publié jeudi, au terme de la réunion périodique du Conseil de sécurité nationale (MGK). 

Présidé jeudi par Recep Tayyip Erdogan, pour la première fois en sa qualité du Président de la République, la réunion ordinaire du Conseil, qui a duré plus de dix heures, a abordé les questions relatives aux menaces qui guettent le sécurité nationale. 

Parmi ces menaces, la ''structure parallèle'' évoquée par le Conseil en allusion au mouvement de Fethullah Gulen, personnalité accusée par le gouvernement turc d'être à la tête d'un "Etat parallèle", un groupe illégal qui aurait infiltré des institutions de l'État, dont la police et la justice.

L'''Etat parallèle'' figurera ainsi dans le document de politique de sécurité nationale de la Turquie, nommé le ''Livre rouge'', qui dresse la liste des groupes ou personnes qui représentent une menace contre la sécurité de l'Etat turc. 

Les groupes religieux qui figuraient dans le document avaient été retirés par le Parti pour la Justice et le Développement (AKP au pouvoir) en 2010.

Le Conseil a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à assurer l'ordre public et la sécurité face à tout acte de provocation dans le cadre du processus de résolution (de la question kurde) et de la lutte antiterroriste. 

Concernant les questions internationales, le Conseil a abordé les conséquences régionales des conflits en Syrie, des récents développements de la situation entre Israël et la Palestine ainsi qu'en Irak, en Libye et au Yémen. 

D'autre part, le Turquie continuera d'entreprendre ''toute mesure nécessaire'' à la protection de ses droits et de ses intérêts dans son plateau continental ainsi que dans les zones autorisées par la République turque du Chypre du nord en sa qualité d'Etat garant, a précisé le Conseil. 

Le Conseil se refère notamment à la suspension unilatérale des pourparlers par l'administration chypriote grecque le 8 octobre en réponse au déploiement des navires de combat turcs dans la zone de recherche de gaz au large des côtes de l'île revendiquée par les chypriotes grecs comme ''zone exclusive économique''.

 
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