AA / Kars (Turquie) / A. Eda Ünlü Özen, Sultan Çoğalan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a participé, mardi, à la pose de la première pierre du projet du gazoduc transanatolien (TANAP) qui acheminera le gaz azéri vers l’Europe via la Turquie, en présence des présidents azéri Ilham Aliyevet géorgien Guiorgui Margvelachvili.
Au cours d’une réception organisée à cette occasion dans la province turque transfrontalière avec la Géorgie, de Kars, Erdogan a déclaré : "Le projet TANAP n’a suppléé aucun autre projet de même qu’aucun autre projet n’est alternatif à celui du TANAP".
Erdogan a relevé que le coût du projet s’élève à dix milliards USD et traversera la Turquie d’Est en Ouest sur une distance de 1850 Km.
"Ce projet, qui verra le jour en 2018, acheminera 16 milliards de mètres cubes de gaz azéri vers la Turquie et l’Europe, lors d’une première phase, et 22 milliards de mètre cubes au cours d’une deuxième étape, avant d’atteindre le volume de 31 milliards mètres cubes à la fin de la troisième phase", a détaillé le président turc.
Erdogan a ajouté que le projet TANAP fait partie des projets dont la Turquie s’emploie à réaliser pour atteindre ses objectifs à l’orée de l’année 2023, pour faire du pays un des principaux centres de distribution du gaz dans la région.
"La Turquie vise à devenir une des dix premières économies au monde après que la totalité de ses exportations ait atteint les 500 milliards USD, son PIB les 2 trillions USD et un taux de chômage à un seul chiffre", a-t-il encore précisé.
Erdogan a rappelé que le projet jette les bases d’un rapprochement d’un nouveau genre entre les Etats en matière de partage du gaz naturel. "La responsabilité nous incombe à tous pour faire de la planète Terre un lieu sûr et digne de vie", a-t-il lancé.
Pour sa part, le président azéri Ilham Aliyev a souligné que "Le projet en question jette les fondements d’une nouvelle alliance en Eurasie et revêt une importance politique et économique de premier plan".
"Le projet TANAP n’est pas un simple projet de gazoduc pour le transport de gaz mais plutôt le reflet d’une volonté politique", a-t-il tenu à mettre en valeur.
Pour sa part, le président géorgien Guiorgui Margvelachvili a salué l’importance "stratégique" du projet et mis en exergue la responsabilité qui incombe à la Géorgie en tant que pays de transit.
"La sécurité énergétique est un prélude à la stabilité politique dans la région", a-t-il dit.
L’accord de partenariat du projet TANAP a été signé le vendredi 13 mars 2015 dans le but d’acheminer 16 milliards de mètres cubes de gaz azéri (10 milliards vers l’Europe et 6 milliards pour la Turquie) d’ici l’année 2019.