AA - Ankara - Hamza Gedikoğlu - Lorène Barillot
Le président de la République turque a condamné, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre danois à Copenhague, le 18 mars, le référendum en Crimée par lequel l’électorat a voté à plus de 95% en faveur du rattachement de la péninsule à la Russie.
"Le droit international doit être respecté, sinon le début d’une nouvelle guerre froide créera des dommages à tout le monde", a affirmé Abdullah Gül.
"Au cours de nos entretiens, nous étions d'accord à propos des résultats du référendum, sur le fait qu’ils ne devraient pas être acceptés car l'organisation de ce vote constitue une violation du droit international", a déclaré pour sa part Helle Thorning-Schmidt.
Elle a ajouté que les ministres de l’Union européenne (UE) se réuniraient de nouveau pour discuter des préoccupations sur l’Ukraine suite à la déclaration du président russe Vladimir Poutine sur l'annexion de la Crimée à la Russie.
Les pays membres de l’UE, les Etats-Unis et la Turquie, ne reconnaissent pas le référendum de Crimée sur le rattachement de la Crimée à la Russie, et le considèrent comme illégal.
Le Président turc, pour répondre à une question sur la situation toujours critique en Syrie, a indiqué que la Turquie était le pays qui connaissait le mieux la crise en Syrie et a déclaré : "l’aide internationale doit être poursuivie et le radicalisme en Syrie doit être endigué".
Il a aussi rappelé, sur un autre sujet, que la relation amicale entre le Danemark et la Turquie remontait à la période de l’Empire ottoman et que depuis, les bonnes relations entre les deux pays s'étaient poursuivies de manière excellente.