AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy - Lorène Barillot
Le Ministre turc des Sciences, de l'Industrie et de la Technologie était invité à la table des éditeurs de l'Agence Anadolu (AA), à son siège à Ankara, le mercredi 5 mars, d'où il a commenté l'actualité politique et économique en Turquie et a donné des explications sur l'enquête que mène son ministère sur les écoutes téléphoniques.
"Aucun organe en Turquie ne pourrait organiser une mise sur écoute massive sans un appui de l'extérieur", a affirmé Fikri Işık à propos du récent scandale de mise sur écoute, notamment de hauts responsables de l'Etat, dont le Premier ministre.
Après avoir précisé qu'il était impossible d'intervenir sur des téléphones cryptés depuis l'extérieur, il a déclaré : "Mais que faire si le voleur est dans la maison ? Il est clair que les téléphones cryptés ont été mis sur écoute. Nous essayons de trouver qui est-ce qui les a écoutés et comment".
Précisant que tout le système des téléphones cryptés devait être révisé, Işık a dit : "Nous menons en ce moment une inspection à deux étapes à l'intérieur de TÜBİTAK (Conseil de la Recherche Scientifique et Technologique turc). Au vu des résultats de ces examens et de ces inspections, nous demanderons une enquête judiciaire si nécessaire".
Fikri Işık a aussi affirmé qu'il appréciait la directive du Président de la République au Conseil d'Inspection de l'Etat turc (DDK), du 4 mars, pour que les bases juridiques et institutionnelles des suivis des activités de communication, ainsi que les capacités de lutte contre la corruption soient examinées et contrôlées : "la directive qu'a mise en place Abdullah Gül au DDK concerne tout le système. J'en suis très content."