Turquie

Erdogan : "La Turquie continue à faire le nécessaire à Idleb et ne peut pas laisser les choses suivre leur cours"

- "Nous ne ferons absolument aucune concession", a déclaré le Président turc, concernant la lutte antiterroriste menée en Syrie

Mehmet Tosun   | 21.10.2021
Erdogan : "La Turquie continue à faire le nécessaire à Idleb et ne peut pas laisser les choses suivre leur cours"

Ankara

AA / Ankara

"La Turquie continue à faire le nécessaire à Idleb et ne peut pas laisser les choses suivre leur cours", a déclaré le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan.

Le Chef de l'État turc a accordé une interview à la presse turque, de retour de sa tournée africaine.

Il a commenté la situation en Syrie et en particulier à Idleb, ainsi que la lutte antiterroriste que mène son pays dans cette région.

"Nous continuons à effectuer des opérations dans des endroits critiques, a fait savoir Erdogan. Nous ne ferons absolument aucune concession. Je ne sais pas quelle position adoptera le Régime syrien, mais nous continuons à faire le nécessaire à Idleb et à répliquer à l'aide de nos armes les plus lourdes. Nous ne pouvons pas laisser les choses suivre leur cours."

- La question des F35

Le Président turc a également abordé la question controversée de la livraison des avions de combat de type F35.

"Des discussions sont en cours sur les F35, au niveau ministériel, a-t-il expliqué. Nous récupérerons nos 1 400 millions de dollars d'une manière ou d'une autre. En outre, nous discuterons des F35 avec [le Président américain, Joe] Biden à Rome, lors du Sommet du G20. Nous ne permettrons pas que les droits de la Turquie soient piétinés."

- La présence turque en Afrique et la lutte contre FETO

Le Président Erdogan s'est exprimé sur les relations turco-africaines ainsi que la lutte menée par Ankara sur le continent contre l'organisation terroriste FETO, responsable de la tentative de coup d'État du 15 juillet 2016 en Turquie.

Erdogan a signalé une chute importante du réseau de FETO en Afrique.

"Nous avions discuté, avec mes collègues, de faire une tournée en Afrique subsaharienne, a-t-il poursuivi. J'ai déjà effectué une visite en Afrique du Sud mais il faut aller davantage vers l'Afrique australe. L'Afrique du Sud est quasiment le pays le plus vif de la région. Il dispose également d'une puissance en matière d'industrie de défense. Nous pouvons entreprendre des démarches importantes ensemble. FETO est malheureusement très actif au Nigéria. Nous en avons discuté avec le Président [Muhammadu] Buhari. Nous sommes convenus de donner les instructions nécessaires aux chefs de nos Renseignements. Nous lutterons contre FETO au Nigéria aussi. L'organisation dispose d'une université et d'un hôpital dans ce pays. Nous avons exprimé notre volonté de les saisir. Le ministre nigérian de la Santé viendra en Turquie pour se renseigner sur notre système médical, afin de réaliser le transfert de cet hôpital."

Le Président a ajouté que nombreuses écoles affiliées à FETO ont été transférées à la Fondation turque Maarif, plus précisément, 216 écoles dans 19 pays.

"Le transfert des écoles affiliées à FETO en Afrique, signifie la chute de cette organisation terroriste dans cette région, a-t-il expliqué. Elle a commenté à chuter en Afrique du Sud aussi."

- Relations turco-africaines

Dans ce contexte, le Président Erdogan a souligné que les relations turco-africaines sont basées sur le principe de "gagnant-gagnant" et sur le respect mutuel.

"Nous ne considérons pas l'Afrique comme un marché, mais comme un partenaire égal, a-t-il insisté. Nous savons que certains pays n'ont pas la même perspective que la notre et mettent en avant l'intérêt au lieu de la coopération. Nous nous réjouissons du fait que nos amis africains distinguent bien notre approche sincère. […] L'Afrique comprend actuellement que la présence turque sur le continent saisit ses relations avec l'Occident et les Africains s'en réjouissent. Nous devons maintenant éveiller l'Afrique et la redresser via nos investissements."

- Relations turco-européennes

Le Chef de l'État a aussi commenté la position adoptée par les dirigeants européens concernant Osman Kavala, jugé pour son implication dans les événements de Gezi en 2013 à Istanbul.

"La Cour européenne des droits de l'Homme a adopté une décision, a-t-il dit. Ils veulent quasiment condamner la Turquie en faveur de Kavala. Pourquoi les ambassadeurs des dix pays font une telle déclaration [appelant à libérer Kavala]? […] La Justice turque est indépendante. Sur le plan international, Kavala est égal à Soros. Ils essaient de secouer là où ils veulent, à l'aide de la monnaie. Il faut les suivre de près."

-Le contexte politique interne en Turquie

Erdogan a conclu l'interview en abordant le contexte politique interne dans son pays.

"Les élections seront organisées à temps en Turquie, c'est à dire en juin 2023", a-t-il dit.

*Traduit du turc par Nur Asena Ertürk

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