Turquie

Donmez : "Les thèses de la Turquie en Méditerranée orientale conviennent au droit international"

- Le ministre turc de l'Énergie a précisé que même si la France soutient actuellement la Grèce, elle avait eu un problème similaire avec le Royaume-Uni en 1977

Nur Asena Gülsoy   | 23.09.2020
Donmez : "Les thèses de la Turquie en Méditerranée orientale conviennent au droit international"

Istanbul

AA / Ankara

Les thèses de la Turquie en Méditerranée orientale conviennent au droit international, a déclaré le ministre turc de l'Énergie et des Ressources naturelles, Fatih Donmez.

Le ministre a été invité à la Table des Éditeurs de l'Agence Anadolu, mercredi.

Il a expliqué que la Turquie a achevé sept travaux de forage sur son plateau continental en Méditerranée orientale et que le huitième est en cours.

Le ministre a critiqué la position qu'adopte la Grèce dans la question de Méditerranée orientale.

Il a rappelé que la Grèce avait demandé à l'Université de Séville en Espagne, en 2011-2012, de faire une carte concernant la région, selon laquelle les îles seraient les extensions du continent, à l'instar de l'île de Meis (Castellorizo).

"Cette île occupe une place de 9 à 10 kilomètres, et la Grèce veut ainsi bloquer une zone de 40 mille kilomètres et fermer cet endroit entièrement, a-t-il expliqué. Nous affirmons que nous respectons les eaux continentales de ces îles. Mais la Turquie a des droits ici, en matière de droit international."

Donmez a ajouté que l'île de Meis se situe à 2 kilomètres de Kas, district littoral de la province turque d'Antalya.

Il a précisé que même si la France soutient actuellement la Grèce, elle avait eu un problème similaire avec le Royaume-Uni en 1977.

"La France avait alors défendu l'idée que les îles ne peuvent avoir que des eaux continentales et qu'il faut un partage égal, a dit le ministre. Après un désaccord, les deux pays ont saisi la Cour international de justice (CIJ). Celle-ci décide en faveur de la France. […] Autrement dit, la France défendait alors les thèses que nous défendons aujourd'hui. C'est la jurisprudence."

Donmez a aussi critiqué l'Union européenne (UE) à écouter seulement l'administration chypriote grecque et la Grèce sans écouter l'autre partie (la Turquie).

"Mais l'UE doit admettre qu'elle a des difficultés à défendre ces idées, a-t-il conclu. Nous observons des déclarations en notre faveur, après avoir expliqué nos thèses. Et notre Président [Recep Tayyip Erdogan] affirme depuis le début que nous soutenons le dialogue."

*Traduit du turc par Nur Asena Gülsoy

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