Hatem Kattou
18 Janvier 2018•Mise à jour: 18 Janvier 2018
AA/ Istanbul / İzzet Taşkıran
Deux membres de l'équipe de la chaîne publique turque, TRT World, qui étaient détenus au Myanmar, sont arrivés, mercredi, à Istanbul.
Accusés d'avoir amené illégalement un drone, les deux journalistes ont été arrêtés par les autorités du Myanmar depuis deux mois.
Selon le correspondant d'Anadolu, la reporter Mok Choy Lin et l'interprète Lau Hon Meng sont arrivés à Istanbul mercredi à bord d'un vol de Turkish Airlines depuis Singapour.
Les deux membres de TRT World ont été chaleureusement accueillis à l'aéroport d'Ataturk par l'équipe de la chaîne.
Dans une déclaration faite aux médias, Lin a indiqué que le temps passé en détention a été très difficile et que la police du Myanmar les a empêchés de contacter leurs ambassades et leurs avocats.
Lin a exprimé sa joie de retourner en Turquie.
Son collègue Meng a de son côté évoqué les grandes difficultés auxquelles ils ont dû faire face puisqu'ils travaillent pour le compte d'une chaîne turque.
"Je faisais de la traduction, mais les autorités du Myanmar m'ont accusé d'être un terroriste", a-t-il ajouté soulignant que "le fait qu'il soit musulman a aussi un grand impact au Myanmar".
Le 10 novembre dernier, un tribunal du Myanmar a annoncé une peine de deux mois de prison contre l'équipe de presse pour "utilisation d’un drone sans autorisation et violation de la loi de l'importation et de l'exportation".
La chaîne publique turque TRT World a déclaré dans un communiqué que le ministère de l'Information du Myanmar avait été tenu informé des activités de tournage dans la région avant le départ de ses équipes.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar et les milices bouddhistes commettent des actes violents et des génocides contre les musulmans Rohingyas dans l’Etat d’Arakan, faisant des milliers de morts, selon des sources et des rapports locaux et internationaux concordants.
Selon des sources locales et internationales concordantes, des milliers de Rohingya ont été tués depuis.
Plus de 600.000 autres se sont réfugiés au Bangladesh, selon les Nations Unies.