Rania R.a. Abushamala
19 Avril 2026•Mise à jour: 19 Avril 2026
AA / Istanbul / Rania Abushamala
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe a affirmé samedi que les États du Golfe continuaient de rechercher des relations stables avec l’Iran, avertissant que l’incapacité à mettre fin à la guerre en cours dans la région aurait de graves conséquences.
S’exprimant lors d’un panel intitulé Un Moyen-Orient au-delà des politiques à somme nulle, dans le cadre du Forum de la diplomatie d’Antalya, Jassem Albudaiwi a indiqué que les pays du Golfe œuvrent depuis longtemps à la normalisation de leurs relations avec l’Iran.
« Notre démarche visant à normaliser et à établir des relations respectables avec l’Iran n’est pas nouvelle », a-t-il déclaré, évoquant plusieurs initiatives menées au fil des années.
Il a ajouté que les États du Golfe recherchent en l’Iran un « véritable partenaire » favorable à la paix et à la stabilité dans la région.
« Un partenaire qui croit en la paix et en la stabilité. Un partenaire conscient que tout ce qui se produit aura des répercussions sur le monde entier », a-t-il précisé.
Dans ce contexte, M. Albudaiwi a mis en garde contre les conséquences graves qu’entraîneraient des tensions persistantes, insistant sur la nécessité de privilégier des solutions diplomatiques.
« Ce que nous espérons aujourd’hui, c’est la réussite du dialogue… sinon, Dieu seul sait ce qui adviendra », a-t-il déclaré, ajoutant qu’un échec constituerait « une catastrophe » non seulement pour le Golfe, mais pour le monde entier.
« Toute la communauté internationale doit user de son influence pour parvenir à une solution pacifique », a-t-il insisté.
Enfin, il a souligné que les États du Golfe ont atteint une résilience économique et une prospérité grâce à leur coordination, rappelant que le maintien de la stabilité demeure essentiel pour préserver ces acquis.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba