Lassaad Ben Ahmed
19 Février 2018•Mise à jour: 19 Février 2018
AA / Paris / Zeynep Ciftci
Le député LREM (La République En Marche !) Aurélien Taché a remis, lundi, au chef du gouvernement français, un rapport composé de 72 propositions favorisant l’intégration des immigrés en France, dont le coût est estimé à 600 millions d’euros.
«72 propositions pour une politique ambitieuse d’intégration des étrangers arrivant en France», tel est l’intitulé exact du rapport rendu lundi au Premier ministre, Edouard Philippe, par le député LREM, Aurélien Taché.
«Bouclé depuis plusieurs semaines, ce travail avait été mis en attente par l’exécutif qui préférait au plus près de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi visant l’asile et l’immigration de Gérard Collomb, prévue mercredi», a soutenu le quotidien Le Monde.
En effet, le rapport serait un moyen de contrebalancer la politique d’immigration du ministre de l’Intérieur, dont les premiers axes révélés, tels que l’augmentation du nombre d’expulsions, ou encore la question du «recensement» des migrants dans les centres d’hébergement, ont été sources de vives critiques.
Afin de «réinventer une intégration économique, mais aussi culturelle et linguistique, le député propose de commencer par construire des parcours pour les 130.000 personnes qui s’installent chaque année en France et ont vocation à y rester, qu’ils soient ou non réfugiés», a toujours détaillé Le Monde.
Le quotidien n’a pas manqué de rappeler que «Paris a délivré 262000 titres de séjour», dont « 91070 arrivants de «l’immigration familiale», «36000 réfugiés» et 27700 visa de travail pour des arrivants qui «s’installent généralement pour longtemps et doivent bénéficier, de ce fait, de programmes de langue», selon le parlementaire.
De son côté, RT France a expliqué que dans ce rapport, quelques mesures inédites sont proposées pour intégrer de manière plus efficiente les «primo-arrivants».
Il s'agit par exemple de la création d’une «grande plate-forme numérique», afin de leur permettre de trouver «les cours de français dispensés près de chez [eux], ou encore les hébergements chez les particuliers».
Il est question aussi de suppression «de la condition de nationalité pour les fonctions non régaliennes de la fonction publique», afin de permettre la facilitation au niveau du recrutement. Il s'agit aussi «de la taxe versée par les employeurs pour l’embauche de réfugiés».
Enfin, Aurélien Taché a estimé que 600 millions d’euros sont nécessaires pour financer son programme. «Un investissement sur l’avenir» selon les dires du député, reportés par Le Monde, qui garantit que cette mise de base créera un cercle vertueux qui pourrait, à terme, changer la perception des Français des immigrés.